Une scientifique a créé des cerveaux artificiels en laboratoire

Madeline Lancaster fait la une de toutes les revues scientifiques depuis la semaine dernière et cela n’a rien d’étonnant, car cette scientifique britannique est parvenue à créer un cerveau in vitro en laboratoire. En réalité, elle en a même développé plusieurs centaines en l’espace de quelques mois et ses travaux risquent de changer beaucoup de choses dans les années à venir.

Le Professeur Lancaster travaille depuis plusieurs années pour l’Université de Cambridge au Royaume-Uni, et plus précisément pour le laboratoire de biologie moléculaire de l’établissement.

Cerveaux artificiels

Une scientifique britannique a créé un cerveau artificiel en laboratoire.

Elle se passionne depuis plusieurs années pour le cerveau humain et elle en cultive même depuis quelques mois maintenant.

Créer un cerveau en laboratoire, ce n’est pas si compliqué

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le procédé n’est pas compliqué et il ne nécessite aucun prélèvement particulier. En réalité, pour cultiver des cerveaux, il suffit d’échantillons de peau collectée sur des donneurs et d’un peu de liquide nutritif.

Dans les faits, les scientifiques commencent par collecter quelques échantillons de peau sur un individu et ils les placent ensuite dans une boîte de pétri totalement stérilisée avant de les arroser d’un liquide nutritif capable de gommer la spécialisation des cellules.

À partir de ce moment, les cellules ne sont plus des cellules de peau, mais… de simples cellules souches. Elles vont ensuite commencer à se multiplier et elles finiront par former une substance cellulaire.

Les scientifiques interviendront alors une nouvelle fois pour la rouler en boule afin de forcer les cellules à entrer en interaction les unes avec les autres. En procédant de la sorte, elles vont développer diverses spécialisations.

Elles n’auront cependant pas le temps de se développer puisqu’elles vont être rapidement privées de nourriture. Cette étape permettra aux chercheurs d’éliminer les cellules les plus faibles. Seules les cellules les plus résistantes vont survivre et le hasard fait bien les choses, car ce sont justement les cellules cérébrales.

Seules les cellules les plus résistantes vont survivre à la dernière phase de l’opération

Après les avoir récupérées, les chercheurs les placeront dans une gelée afin de les pousser à se développer. Elles finiront par former un cerveau artificiel équivalent à celui d’un fœtus de neuf semaines, un cerveau mesurant quelques centimètres de large et contenant environ deux millions de neurones. On est donc très loin d’un vrai cerveau et de ses dix millions de neurones, mais cela importe peu.

Car en effet, l’idée ici c’est avant tout de permettre aux scientifiques d’étudier un cerveau humain en voie de développement, un cerveau totalement coupé du monde extérieur et fonctionnant donc comme un simple organe.

Cette expérience va donc permettre aux chercheurs de mieux comprendre la manière dont se développent nos cerveaux sur le plan biologique. Il faut d’ailleurs savoir que ce n’est pas la première fois que des scientifiques parviennent à recréer des organes en laboratoire. En réalité, à l’heure actuelle, nous sommes capables de fabriquer de nombreux organes différents et notamment des cœurs, des foies ou même des oreilles.

Quant à savoir si ces expériences sont éthiques, chacun se fera sa propre opinion sur le sujet.