Une semaine avec le Sony Ericsson Xperia Play

Ah, le Sony Ericsson Xperia Play… Faut-il encore présenter cet incroyable mobile qui officie aussi bien sur le marché de la téléphonie que sur celui des consoles portables ? Non, forcément, parce que tout le monde en a entendu parlé au moins une fois au cours de ces derniers mois et il est même possible que vous ayez déjà lu un bon nombre de tests sur la question. Oui et bien justement, les amis, figurez-vous que Sony Ericsson a eu la gentillesse de me laisser le Xperia Play durant toute une semaine et vous allez justement pouvoir découvrir un peu plus bas mon bilan de l’opération…

Test Xperia Play

Spécifications techniques

Bon, on va évidemment commencer par rappeler les caractéristiques techniques du Xperia Play pour tous ceux qui seraient passés à côté de l’information. Ce « play-mobile » (mais quel humour !) propose un écran tactile de 4 pouces (854 x 480), un processeur Qualcomm SnapDragon cadencé à 1 Ghz, un GPU Qualcomm Adreno 295, 512 Mo de mémoire vive, 1 Go d’espace de stockage (400 Mo disponibles), un port microSD jusqu’à 32 Go, un capteur de 5 mégapixels, le WiFi, la 3G, le Bluetooth, une puce aGPS, une prise jack audio 3.5 mm et une batterie de 1.500 mAh. Ouf, on peut enfin reprendre notre souffle.

Comme à l’accoutumée, on peut trouver en haut à droite de l’appareil le bouton d’alimentation. En revanche, là où le Xperia Play surprend pas mal, c’est lorsqu’on le tourne sur le côté puisqu’on peut trouver pas moins de quatre boutons sur sa tranche : les deux gâchettes (L & R) accompagnées d’un double bouton dédié au contrôle du volume. L’autre originalité de ce mobile, c’est bien évidemment la présence d’un gamepad coulissant qui reprend la plupart des caractéristiques des contrôleurs de jeu de Sony. On trouve ainsi une croix directionnelle surplombant le bouton « PlayStation », deux sticks analogiques tactiles, les quatre boutons habituels (carré, triangle, rond et croix) ainsi que deux autres boutons juste en dessous (« start » et « select »). Faut bien l’avouer, même lorsqu’on s’est bouffé des dizaines et des dizaines de photos et qu’on a déjà eu l’occasion de mettre les doigts sur l’appareil, et bien ce gamepad coulissant surprend toujours.

Mais du coup, le revers de la médaille, c’est que le Sony Ericsson Xperia Play est un peu plus massif et un peu plus lourd que les autres mobiles du marché (119 mm par 62 mm par 16 mm pour un poids de 175 grammes). Globalement, ses dimensions sont à peu près identiques mais c’est finalement du côté de l’embonpoint qu’il se rattrape. Pour vous permettre de comparer, il est un peu plus épais et un poil plus lourd qu’un Milestone 2. Ce n’est pas très gênant au quotidien mais si vous avez de petits poches, faut quand même prendre ce point en considération.

Pour finir, on précisera que le Xperia Play tourne sous Google Android 2.3 « Gingerbread » et qu’il embarque une surcouche Sony Ericsson franchement très discrète. Je ne sais pas si vous avez déjà eu l’occasion de tester les mobiles des différents constructeurs du marché mais la surcouche de Sony Ericsson est nettement moins envahissante que celle de HTC ou de Motorola.

Test Xperia Play

Test Xperia Play

Gingerbread : l’aboutissement d’Android

Gingerbread n’est pas tout jeune, c’est en décembre dernier que Google a déployé cette mise à jour, mais je vais quand même prendre le temps d’en parler ici puisque tout le monde n’a pas encore forcément eu l’occasion de mettre les doigts dessus. Faut dire aussi que Froyo équipe encore pas mal de mobiles. Rien qu’en mars 2011, il représentait un peu plus de 60 % du parc des androphones et je pense par conséquent qu’il est préférable de prendre le temps de parler un peu des innovations globales apportées par Gingerbread.

De prime abord et à part quelques menus détails, Gingerbread se rapproche pas mal d’un Froyo. A part la barre des notifications qui passe du gris au noir, rien ne saute immédiatement aux yeux. Néanmoins, lorsqu’on prend le temps d’aller plus en avant dans l’exploration de la plateforme, on se rend compte que Google a apporté un bon nombre d’améliorations à sa plateforme. Des améliorations pas forcément toujours clinquantes, certes, mais qui sont tout de même bien présentes. On peut ainsi citer les nouvelles icônes, les nouveaux widgets, la nouvelle application caméra, la nouvelle application alarme, l’apparition d’une application dédiée aux téléchargements, la nouvelle galerie ou encore la refonte et la réorganisation complète des paramètres. Même chose d’ailleurs pour le clavier virtuel qui a profité d’un énorme lifting et qui s’avère beaucoup plus agréable à utiliser au quotidien. Certes, un temps d’adaptation est nécessaire mais il n’en reste pas moins plus intuitif que le clavier qui était proposé par Froyo. Le truc assez sympathique, évidemment, c’est l’apparition du fameux copier / coller qui manquait quand même pas mal.

Et bien sûr, la liste n’est pas exhaustive, loin de là même. Si je devais énumérer toutes les nouveautés apportées par Gingerbread, il me faudrait sans doute un peu plus de temps et pas mal de lignes en plus. Sachant que le Xperia Play ne m’a accompagné que durant une semaine, je n’ai pas eu le temps de me rendre compte de toutes les nouveautés apportées. Cela dit, je peux au moins vous dire une chose : si votre smartphone tourne encore sous Froyo et que vous avez la possibilité de le passer sous Gingerbread, n’hésitez pas et lancez vous tout de suite parce que vous ne le regretterez pas. Très clairement, et aussi subjectif que puisse être mon point de vue, Gingerbread marque l’aboutissement de Google Android.

Test Xperia Play

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Jouons donc, mes amis !

Ce n’est un secret pour personne, le Xperia Play vise essentiellement le marché du jeu nomade. Depuis le lancement de l’App Store, de nombreux éditeurs ont tourné le dos aux consoles de jeu pour s’intéresser d’un peu plus près à nos smartphones et ces derniers sont parvenus au fil des années à se substituer à nos consoles portables. Désormais, plus besoin de se trimballer une Nintendo 3GS ou une PSP Vita pour s’adonner à nos plaisirs vidéo-ludiques, il suffit d’investir dans un bon téléphone portable. Partant de ce principe, Sony Ericsson a décidé de pousser le concept bien plus loin que ses concurrents et de nous proposer un appareil hybride pouvant aussi bien faire office de téléphone portable que de console. Et la question que vous devez sans doute vous poser, c’est de savoir si le constructeur est parvenu ou non à ses fins… Forcément, nous allons tenter d’y répondre dans la suite.

D’entrée, ce qu’il faut savoir, c’est que le gamepad coulissant apporte vraiment un peu. Certes, un joueur pas trop exigeant peut parfaitement se contenter des contrôles virtuels présents sur l’écran de son téléphone mais un vrai gamer aura besoin d’une vraie manette pour s’adonner à sa sombre passion. Grâce au gamepad embarqué par le Xperia Play, on gagne bien évidemment en précision, mais aussi en confort. L’autre point positif, c’est qu’en étant sur le gamepad, nos doigts ne sont pas sur l’écran. Conséquence directe, on profite d’une surface d’affichage plus importante et on « rentre » plus facilement dans les titres.

En revanche, et c’est important de le signaler, les deux sticks analogiques tactiles m’ont plutôt déçu. Enfin, déçu… Disons simplement que je m’attendais à mieux et qu’ils ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable. Je les ai trouvé beaucoup plus imprécis que la croix directionnelle. Notez cependant que cela vient sans doute de moi et que ce n’est pas en une semaine de test que l’on peut prendre en main ce genre de contrôles. Si vous avez craqué pour le Xperia Play, je serais d’ailleurs curieux d’avoir votre ressenti sur la question… L’autre souci, c’est que tous les jeux présents sur le Market ne prennent pas forcément en compte notre fameux gamepad. Mais là, bien sûr, ce n’est pas de la faute de Sony Ericsson, c’est en effet aux développeurs de ces titres de faire le nécessaire et nul doute que ces derniers s’en occuperont dans les semaines et dans les mois qui viennent. Toutefois, et ce point risque d’intéresser pas mal de monde, la plupart (tous ?) des émulateurs présents sur Google Android fonctionne avec le gamepad ! Ce qui veut tout simplement dire que vous pourrez joueur à la GameBoy, à la Nintendo 64, à la PSX et à toutes ces consoles qui ont marqué des générations de joueurs dans les meilleures conditions possibles !

Ce qu’il faut aussi savoir sur le Xperia Play, c’est qu’il embarque plusieurs plateformes différentes pour trouver des jeux. On a ainsi le Market, bien sûr, mais aussi le Xperia Games (une sélection de 43 titres) et le PlayStation Pocket. C’est trop, beaucoup trop et on finit franchement par s’y perdre, d’autant plus que ces applications nous renvoient la plupart du temps vers le Market ou directement vers le site de l’éditeur. On aurait largement préféré se contenter du Market, quitte à ce que soit ajoutée une rubrique dédiée à notre Xperia Play. En gros, donc, il manque au Xperia Play une vraie boutique unifiée.

Okay, tout ça, c’est super, mais nous n’avons pas encore parlé de l’autonomie de l’appareil, hein… Or, pour un gamer nomade, c’est évidemment un critère de choix. Et bien très simplement, le Xperia Play s’en tire avec tous les honneurs. En l’utilisant comme téléphone et comme console de jeu (ponctuellement, évidemment), il a ainsi tenu jusqu’à deux jours sans recharge avec moi. Sachant que la plupart des smartphones du marché tiennent rarement au dessus de 24 heures et que les consoles portables se contentent d’une autonomie de 5 ou de 6 heures, on peut donc dire que le bougre s’en sort plutôt bien.

Test Xperia Play

Test Xperia Play

Conclusion

Bon, tout ça c’est formidable, mais ça ne répond pas à votre question : faut-il ou non acheter le Sony Ericsson Xperia Play ? Et bien, chers amis, au risque de vous décevoir, il n’y a malheureusement pas de réponse universelle et toute faite. En effet, tout dépend de vos attentes, de vos besoins et de la manière dont vous souhaitez utiliser votre téléphone portable.

Si vous recherchez un appareil léger pour relever vos mails, causer un peu sur Twitter / Facebook ou écouter de la musique, c’est sûr, le Xperia Play n’est pas fait pour vous. Là, il vaudra mieux vous orienter vers un smartphone plus adapté à vos besoins. En revanche, si vous êtes à la recherche d’un téléphone qui puisse en même temps remplacer votre vieille PSP ou votre Nintendo DS, alors pas besoin de vous poser la question, vous pouvez dégainer votre carte bleue dès maintenant parce que ce mobile n’a absolument aucun concurrent sur ce secteur. Je veux dire, tu pourras aller fouiner dans les catalogues de tous les constructeurs, tu ne trouveras aucun téléphone embarquant un vrai gamepad.

Oui mais voilà, le marché des consoles portables est actuellement en train de prendre un tout nouveau tournant. Entre la Nintendo 3DS et la PSP Vita, on peut même dire que nous sommes en passe de franchir une nouvelle génération. Et cette nouvelle génération explose très clairement notre Xperia Play sur tous les plans. Dans ce contexte, les vrais gamers, les puristes, ceux qui recherchent plus une console qu’un téléphone feraient peut-être bien de se tourner vers ces produits.

Et voilà pour ce test. Au passage, je tiens à remercier Justine pour le prêt et si certains d’entre vous ont des questions, qu’ils ne s’en privent pas parce que les commentaires sont là pour ça. Ah et si vous souhaitez découvrir d’autres photos de la « bête », vous pouvez aller fouiner sur mon Picasa ou sur la page Facebook de la Fredzone. Enjoy !

Qualités :

  • Ecran brillant et très lisible.
  • Design pro et séduisant.
  • Très bonnes finitions.
  • LED de notification sur le bouton « power ».
  • Gamepad très agréable.
  • Port microSD et SIM accessibles sans enlever la batterie.
  • Gingerbread.
  • Couche logicielle Sony Ericsson non invasive.

Défauts :

  • Poids de l’appareil.
  • Coque brillante (attention aux traces de doigts).
  • Manque d’un catalogue de jeux unifié.
  • Sticks analogiques tactiles peu précis.
  • Appareil photo un peu poussif.
  • Pas de sortie HDMI.

Test Xperia Play

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