Venus pourrait abriter une forme de vie extraterrestre

Venus est souvent considérée comme une planète stérile et inhospitalière, mais une étude récente suggère que des micro-organismes pourraient vivre et se développer dans son atmosphère. Il faudra cependant effectuer des relevés sur place pour s’en assurer.

Venus fait partie des quatre planètes telluriques connues peuplant le système solaire et elle est également la deuxième planète la plus proche de notre étoile, derrière l’impitoyable Mercure.

Venus Vie

Venus se trouve en effet entre 0,718 et 0,728 unités astronomiques du Soleil et elle bénéficie ainsi d’une période orbitale de 224,7 jours.

Venus abriterait-elle la vie ?

Relativement proche de la Terre en taille, elle est dotée d’un diamètre équivalent à environ 95 % celui de notre propre monde, avec une masse représentant les quatre cinquièmes de ce dernier.

Toutefois, la comparaison s’arrête là et Venus est ainsi dotée d’une atmosphère extrêmement épaisse avec une pression au sol de 9,3 MPa et une composition bien différente de la nôtre. L’atmosphère vénusienne se compose en effet à 96,5 % de dioxyde de carbone et à 3,5 % d’azote.

Pour ne rien arranger, elle abrite d’innombrables nuages constitués de dioxyde de soufre et d’acide sulfurique.

Venus souffre également de températures élevées, des températures atteignant en moyenne les 462 °C à sa surface. Un véritable enfer.

Pendant longtemps, Venus a donc été considérée comme une planète à la fois hostile et stérile, mais une étude récente menée par une équipe d’astrobiologistes et d’astronomes remet en question ce que nous pensions savoir de ce monde cousin du nôtre.

Sanjay Limaye, un chercheur travaillant pour le Centre des sciences et de l’ingénierie spatial de l’Université du Wisconsin-Madison, pense en effet que l’étoile du berger serait parfaitement en mesure d’accueillir une forme de vie microbienne : « Venus présente des tâches épisodiques riches en soufre, avec des contrastes allant jusqu’à 30 ou 40 % dans l’ultraviolet et atténué sur des longueurs d’onde plus longues. Ces correctifs persistent pendant des jours, changeant constamment de forme et de contraste, et semblent dépendre de l’échelle ».

Venus n’a pas toujours été cette planète inhospitalière

Plus intéressant encore, l’homme pense que le climat vénusien a beaucoup évolué à travers les millénaires et il estime même que la planète a pu accueillir durant ses jeunes années de l’eau à l’état liquide, ce que semblent confirmer les études les plus récentes. Dans ce contexte, le spécialiste indique que la vie vénusienne a eu tout le temps nécessaire pour évoluer et il pense donc qu’il est parfaitement possible que des organismes vivants soient présents dans son atmosphère.

David J Smith, le coauteur de l’étude et un chercheur travaillant cette fois pour un centre de recherche de la NASA, est de son avis. Il cite pour exemple la Terre en indiquant que certaines bactéries sont capables de survivre à des altitudes élevées d’une quarantaine de kilomètres ou même dans les endroits les plus inhospitaliers comme les sources chaudes présentes dans Yellowstone.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle étude paraît. Dans les années 60, Carl Sagan et Harold Morowitz avaient eux aussi évoqué la possible présence d’une forme de vie microbienne dans l’atmosphère vénusienne et plusieurs sondes ont même été envoyées sur place pour analyser sa composition et déterminer ainsi la viabilité de cette théorie.

Toutefois, pour l’heure, personne n’a encore été en mesure de prouver l’existence de forme de vie dans les nuages de Venus et il faudrait donc envoyer de nouvelles sondes sur place pour effectuer des analyses plus poussées. L’agence spatiale américaine s’est d’ailleurs rapprochée de son homologue russe pour lancer une mission à l’horizon 2024, une mission sobrement baptisée Venera D.