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Voici ce qui se passe dans le cerveau au moment de la mort

Jens Dreier s’intéresse à la mort, ou plutôt aux conséquences physiologiques de la mort, depuis plusieurs années maintenant et le spécialiste a récemment mené une étude avec son équipe visant à décrire ce qui se passe dans le cerveau avant la mort de l’individu.

La mort ne fait aucune différence. Elle frappe en effet toutes les créatures vivantes sans s’inquiéter de leur espèce, de leur genre, de leur âge ou même de leur niveau social. Froide et implacable, elle est également la source de nombreuses angoisses existentielles.

Cerveau

Pendant très longtemps, les médecins ont pensé que la mort survenait lorsque le cœur de l’individu cessait de battre.

Le cerveau, un organe pas tout à fait comme les autres

Toutefois, les progrès de la médecine nous ont permis de découvrir que ce n’était pas le cas. Le cerveau met en effet un peu plus de temps à s’éteindre et c’est précisément ce qui a poussé une équipe de neurologues de la Charité-Universiätsmedizin de Berlin à mener une étude poussée sur le comportement du cerveau lors de la mort.

Pour mener leur étude, ces spécialistes ont tout simplement étudié l’activité cérébrale de neuf patients mourants, des patients confrontés à un accident cérébral et ayant fait part de leur souhait de ne pas être réanimés.

En implantant des électrodes directement dans leur cerveau, les médecins ont été en mesure d’analyser finalement le fonctionnement de l’organe à l’approche de la mort et ils ont ainsi réalisé que le cerveau était capable de fonctionner cinq minutes de plus que tous les autres organes du corps.

Plus intéressant encore, en observant les relevés établis à partir de ces neuf patients, les chercheurs ont été en mesure de détecter un bref regain d’énergie de la part des neurones juste avant leur mort, un regain se présentant sous la forme d’une activité électrique soudaine et importante.

Une activité électrique soudaine au moment de la mort

D’après les résultats de leur étude, cette activité serait provoquée par un phénomène baptisé dépolarisation. Les cellules cérébrales puiseraient en effet une dernière fois dans leurs réserves d’énergie en s’éteignant et c’est précisément ce qui provoquerait cette onde d’énergie.

En croisant leurs données, les chercheurs ont fini par déterminer que la mort effective du cerveau commençait à partir de cette décharge.

Toutefois et comme l’explique Jed Hartings, un chercheur de l’University of Cincinnati College of Medicine, ces observations ne permettent pas de déterminer à partir de quel moment la conscience s’arrête.

Si Jens Dreier a conduit cette étude, ce n’est pas uniquement pour satisfaire sa curiosité. Le neurologue pense en effet que comprendre la mort permettra aux médecins d’offrir de meilleurs soins aux patients victimes d’ishémie cérébrale ou même d’AVC et il estime en outre que plus nous en saurons sur ce processus, et plus nous serons en mesure de sauver la vie de ces personnes.

Le communiqué se trouve à cette adresse.