Voici ce qui se passe quand vous compressez une photo 500 fois

Jon Sneyers n’est pas très connu du commun des mortels mais il a une solide réputation dans le petit monde des développeurs et cela n’a rien de surprenant car il est l’inventeur du FLIF, un format de compression d’images très efficace. Afin de montrer de quoi est capable sa création, il s’est amusé à compresser une photo 500 fois avec différents formats et plus précisément avec du JPEG, du BPG et du WebP.

Le FLIF est compatible avec tous les types d’images et cela faut aussi bien pour les photographies que pour les dessins. Mieux, il supporte aussi les images animées.

FLIF

Le FLIF a de solides arguments pour séduire les photographes, amateurs ou professionnels.

Il s’agit aussi d’un format intelligent puisqu’il est capable d’analyser le contenu pour utiliser le meilleur algorithme de compression possible.

Le FLIF se débrouille nettement mieux que les autres formats

L’utilisateur n’a rien à faire de particulier de son côté puisque tout est pris en charge par le format. Il n’est donc pas nécessaire d’être un expert en compression pour faire appel à ses services et c’est évidemment une bonne chose car il n’en est que plus accessible.

Mais ce n’est pas son principal atout car le FLIF est aussi capable de compresser des images sans aucune perte, avec un gain situé en moyenne autour de 35% par rapport à du PNG, de 37% par rapport à du JPEG 2000, de 15% par rapport à du WebP et de 22% par rapport à du BPG. Il s’en tire plutôt bien, donc.

Autre point et pas des moindres, le FLIF est aussi capable de prendre en compte la vitesse de la connexion des internautes pour gérer l’affichage des images. Comme si cela ne suffisait pas, Jon a aussi fait le choix de la placer sous licence libre GPL V3, sans aucun brevet.

Chacun peut donc l’utiliser comme bon lui semble.

Quoi qu’il en soit, et comme indiqué un peu plus haut, Jon a tourné une vidéo pour montrer de quoi est capable son format. Il a ainsi développé un script pour compresser la même image 500 fois en utilisant différents formats.

En plus du sien, il s’est ainsi appuyé sur du JPEG, du BPG et du WebP. Et devinez quoi  ? Le FLIF a l’air de s’en tirer haut la main par rapport à ses concurrents.

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