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Voilà pourquoi il est préférable de ne pas utiliser les sèche-mains des toilettes publiques

Des chercheurs de l’Université du Connecticut ont dernièrement publié les résultats d’une étude sur les sèche-mains des toilettes publiques. D’après les scientifiques, celles-ci représentent un risque sanitaire élevé du fait qu’elles aspirent des bactéries potentiellement pathogènes dans l’air avant de les pulvériser sur les mains de l’usager.

Le fait est qu’une simple turbulence comme celle provoquée par la chasse d’eau d’une toilette sans couvercle peut envoyer des particules fécales dans l’air. Celles-ci flottent ensuite dans un nuage de miasme. Dans l’expérience, les spores ont été aspirées par les séchoirs qui s’allument. Ce mécanisme concerne surtout les appareils dépourvus de filtre HEPA.

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L’étude, intitulée “Deposition of Bacteria and Bacterial Spores by Bathroom Hot-Air Hand Dryers”, a été publiée dans Applied and Environmental Microbiology.

Des vecteurs efficaces de microbes

« Le Bacillus subtilis PS533 était presque certainement dispersé dans les salles de bains dans les zones de recherche sous forme de spores, qui survivent facilement à la dessiccation dans l’air ambiant, ainsi qu’aux températures élevées dans l’air du sèche-mains », ont écrit les chercheurs.

Ces dispositifs présents dans les toilettes publiques sont ainsi des vecteurs efficaces de microbes comme le Staphylocoque doré, voire le Clostridium difficile. Ce dernier engendre une diarrhée dévastatrice et intraitable.

« Cela suggère un autre moyen de transmission du C. difficile et qui ne peut être interrompue ni par le lavage des mains ni par les méthodes traditionnelles de décontamination des surfaces. Le rôle de ce mode potentiel de transmission du C. difficile mérite d’être étudié », ont prévenu les scientifiques.

Une nouvelle préoccupation

« La dispersion d’une souche bactérienne dans l’ensemble d’une installation de recherche devrait probablement être une préoccupation pour les évaluateurs et les gestionnaires des risques lorsqu’on envisage la dispersion de bactéries potentiellement pathogènes », ont souligné les chercheurs.

Notons que, paradoxalement, ce sont surtout les sèche-mains de faible puissance, que l’on croit moins capables d’aspirer les plus grosses particules, qui sont les plus dangereuses. Néanmoins, les experts ont précisé qu’avec ou sans filtre HEPA, les souffleuses peuvent brasser des microbes potentiellement infectieux.

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