Volkswagen aurait intentionnellement exposé des singes et des êtres humains à des vapeurs de diesel

Il semblerait que Volkswagen ait financé des expériences dans lesquelles des singes et des humains devaient respirer des vapeurs de voiture durant des heures. Ces révélations sont le résultat d’une investigation réalisée par des reporters du New York Times.

Angela Merkel, la chancelière allemande, a déclaré qu’il était urgent que l’entreprise révèle la véritable ampleur de ces expériences. Celles-ci ont apparemment été commandées par l’European Research Group of Environment and Health in the Transport Sector (EUGT). Il s’agit d’un organisme financé par Volkswagen, Daimler et BMW.

Triche Volkswagen

Le New York Times a rapporté que la recherche visait à défendre l’impact du carburant sur l’environnement. Cette recherche a été réalisée dans un laboratoire aux États-Unis en 2014.

Des révélations-chocs qui secouent l’Allemagne

Les expériences sur les singes ont été menées en 2013 et 2014 au Nouveau-Mexique. Elles ont apparemment été arrêtées suite au fait que Volkswagen ait trouvé des logiciels permettant aux véhicules de tricher sur les niveaux d’émission des véhicules. Ces expériences étaient destinées à montrer que la technologie diesel moderne avait résolu le problème des émissions excessives.

Le New York Times révèle qu’il y a également eu des expériences sur les humains. Selon leur rapport, environ 25 personnes en bonne santé ont inhalé du dioxyde d’azote en quantité variable. Cette expérience a eu lieu dans un institut géré par l’université d’Aix-la-Chapelle, dans le sud de l’Allemagne.

Les réactions suite à ces révélations scandaleuses

Un officiel du gouvernement allemand a déclaré lundi que des tests d’émission de gaz sur les singes ou les personnes étaient injustifiables. « Des tests sur les singes ou même sur des gens ne sont pas éthiquement justifiables et soulèvent de nombreuses questions critiques sur ceux qui sont derrière les tests. » a déclaré le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, selon l’agence de presse Reuters.

En réponse au rapport du NYT, VW a également fait une déclaration lundi. Le président de la société, ayant déjà admis la véracité de ce qui a été évoqué dans le rapport, s’est excusé de leur méthode. « Nous nous excusons pour ce comportement inapproprié et pour le mauvais jugement des personnes impliquées. » a-t-il déclaré.

En ce qui concerne Dailmer, la société a farouchement nié être impliquée dans cette affaire.

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