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Wanted Community, ses créateurs cherchent un moyen de rentabiliser leur communauté

Vous connaissez sûrement « Wanted Community », cette importante communauté d’entraide sur Facebook. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ses fondateurs ne touchent pas un rond de cette large communauté française qu’ils ont réussi à bâtir sur la plateforme sociale. La vérité c’est que Jérémie Ballarin, Luc Jaubert et Christian Delachet y consacrent gratuitement leur temps, au détriment de leur vie professionnelle et financière.

Créé en 2011, Wanted Community ressemble aujourd’hui plus de 700 000 membres répartis dans 78 groupes Facebook. Il s’agit d’une des communautés Facebook les plus importantes et les plus actives en France. Les membres s’entraident gratuitement en postant des petites annonces ou des appels à l’aide. L’année dernière, le groupe a permis à un SDF de trouver un logement et du travail en 48 h.

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De leur côté, les trois fondateurs ont décidé de passer à la vitesse supérieure pour se maintenir à flot et garder le groupe ouvert.

Instabilité financière pour les créateurs de Wanted

Si Wanted Community a permis d’aider beaucoup de gens, il n’en est pas de même, financièrement, pour ses trois fondateurs bordelais qui traversent une période difficile niveau boulot et argent. Luc Jaubert et Christian Delachet ont tous les deux quitté leur emploi pour mieux gérer la communauté. Jérémie Ballarin est le seul à avoir conservé son emploi, mais la situation n’en reste pas moins difficile.

« Nous avons tous les inconvénients d’une grande entreprise, sans en avoir les avantages. » avait expliqué Christian Delachet dans un entretien avec HuffPost. Comme tout entrepreneur, lui et ses deux comparses sont contraints de « recruter » pour les aider dans leur tâche.

Aujourd’hui, tous trois sont épaulés par environ 80 bénévoles pour mieux gérer la vaste communauté.

Des solutions pour rentabiliser la communauté

Facebook n’autorise pas la monétisation des communautés ainsi que la publication de publicités dans les groupes. De toute façon, les trois Bordelais n’envisagent pas de rentabiliser Wanted avec les publicités de marques ou autres. Ils envisagent plutôt d’ouvrir un lieu de vie et un café au nom de Wanted Community à Bordeaux où les membres pourront se rencontrer. Bien sûr, cela implique de s’endetter pour ouvrir le café et l’espace mais tous les trois sont prêts à tenter le coup.

Ils envisagent également d’ouvrir « une plateforme de services avec des professionnels de confiance, labellisés Wanted Community. » Les trois amis espèrent également faire partie des heureux élus qui bénéficieront de la fameuse bourse de 50 000 dollars du programme lancé par Facebook début février dans le but de donner un coup de pouce aux créateurs de communauté.

Andy

Passionné de NTIC, sportif et à ce que l'on dit, un bon vivant !