Whatsapp sera bientôt interdit aux moins de 16 ans

Les moins de 16 ans seront bientôt priés de ne plus s’inscrire sur Whatsapp. Le service de messagerie instantanée – racheté par Facebook en 2014 pour la bagatelle de 16 milliards de dollars – vient de présenter au travers d’un bref communiqué ses nouvelles conditions d’utilisation pour l’Europe. Le but premier de ces changements est de s’accorder avec le RGPD (le Règlement général sur la protection des données), qui entrera en vigueur le mois prochain.

Parmi les nouveautés, l’interdiction du service aux adolescents de moins de 16 ans. C’est en tout cas ce que rapporte VentureBeat (via Reuters), qui précise toutefois que la mesure ne concernera que l’Europe et qu’elle ne s’appliquera pas à Facebook. Le numéro 1 des réseaux sociaux continue pour sa part d’être accessible aux utilisateurs de 13 ans minimum.

Pour se mettre en conformité avec le règlement général sur la protection des données, Whatsapp sera bientôt interdit aux moins de 16 ans.

La raison de cette différence entre Facebook et Whatsapp côté conditions d’inscription vient principalement de la manière qu’ont les deux services de gérer les données de leurs utilisateurs. Pour être en conformité avec le RGPD, Facebook propose désormais – et contrairement à sa filiale – une limitation des fonctionnalités disponibles en fonction de l’âge de ses utilisateurs. Whatsapp a pour sa part choisi une approche différente, en haussant l’âge minimum pour une inscription. Difficile cependant de savoir comment la plateforme s’assurera que les nouveaux venus ont bien tous soufflé leur 16ème bougie avant de s’inscrire…

Whatsapp suit Facebook et se rachète une conduite

Après la débâcle générée par l’affaire Cambridge Analytica, on sent bien que Facebook et ses différents services, dont Whatsapp, marchent sur des œufs en matière de conditions d’utilisation. On se rappelle d’ailleurs de la charge d’un Sénateur face à Mark Zuckerberg à ce propos lors de l’audition du patron de Facebook face au Congrès américain il y a deux semaines.

Conséquence directe de l’apparent changement d’attitude de la firme et de ses filiales, le ton des communiqués semble avoir légèrement évolué. « Cette mise à jour n’a pas pour objet de demander de nouveaux droits pour collecter des données personnelles » apprend-on ainsi de Whatsapp, qui ajoute « notre intention est simplement d’expliquer comment nous utilisons et protégeons les données limitées que nous détenons à votre sujet ».

La firme ajoute par ailleurs en conclusion du dernier billet publié sur son blog « WhatsApp se soucie profondément de votre confidentialité et de votre sécurité. Chaque message et chaque appel sont sécurisés par le chiffrement de bout en bout de sorte que personne, pas même WhatsApp, ne peut lire ou écouter vos conversations« . Est-ce suffisant pour rassurer les utilisateurs en cette période troublée ? Ce sera aux principaux intéressés d’en juger.