WhatsApp : un réseau pédopornographique démantelé à Lörrach

WhatsApp se retrouve une nouvelle fois mêlé à une sinistre affaire. L’application a en effet été utilisée par un réseau pédopornographique afin de faciliter les échanges de contenus. Fort heureusement, les enquêteurs sont parvenus à le démanteler.

Lancée en 2009, WhatsApp a été pensé pour permettre aux mobinautes de discuter et d’échanger plus facilement autour des sujets de leur choix. Initialement développée par deux anciens ingénieurs de Yahoo, elle a fini par tomber dans les filets de Facebook en février 2014.

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Le géant des réseaux sociaux a effectivement investi 19 milliards de dollars pour mettre la main sur son éditeur et tous ses actifs.

WhatsApp, une application très populaire

Depuis, WhatsApp a continué à séduire de plus en plus d’utilisateurs et l’outil est ainsi actuellement utilisé par un peu plus d’un milliard de personnes réparties aux quatre coins du monde.

L’application avait principalement pour but d’offrir une alternative plus moderne et plus solide aux SMS, mais elle ne se limite évidemment pas aux messages textuels et elle permet ainsi de partager des photos, des liens ou même des vidéos avec ses proches. Depuis 2016, la solution a en outre intégré le chiffrement de bout en bout afin de sécuriser les échanges.

C’est sans doute pour cette raison que ce réseau pédopornographique a choisi cette application pour gérer ses échanges.

Les forces de police de Lörrach ont en effet ouvert récemment une enquête visant une soixantaine de personnes réparties à travers toute l’Allemagne. Ces dernières sont suspectées d’avoir utilisé le service pour échanger et diffuser des images ou des vidéos à caractères pédopornographiques.

Un réseau composé d’une soixantaine de personnes

Extrêmement explicites, les contenus en question mettaient en scène des enfants en bas âge en train d’être abusés sexuellement.

La plupart des membres de ce groupe étaient connues des services de police et l’un d’entre eux – un homme âgé de 40 ans – a même subi une perquisition durant laquelle près de sept cents photos et cent vidéos ont été découvertes. Il a été immédiatement placé en détention et il passera très prochainement devant un juge pour s’expliquer.

Les enquêteurs n’ont pas encore donné tous les détails, mais les membres de ce réseau seraient entrés en contact par le biais d’un télétexte diffusé sur une chaîne de télévision.

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