WhatsApp : une femme transgenre tuée à cause de rumeurs à Hyderabad

Quinze personnes ont été arrêtées après qu’une femme transgenre ait été tuée par une foule sur la base d’une fausse rumeur sur WhatsApp. Après Tamil Nadu, Telangana et Karnataka, c’est donc un autre incident de lynchage de foule causé par de fausses rumeurs circulant sur la plateforme qui a été révélé.

Le triste événement s’est passé dans la vieille ville d’Hyderabad où un groupe de femmes transgenre a été attaqué.

La foule pensait en effet qu’elles faisaient partie d’un gang responsable du kidnapping de plusieurs enfants de la région. V. Satyanarayana, commissaire adjoint de la police à Hyderabad, a déclaré à CNN que les femmes mendiaient dans la banlieue sud de Chandrayanagutta, samedi soir, quand elles ont été attaquées.

Satyanarayana a déclaré que jusqu’à 20 personnes ont pris part à l’attaque, alors qu’une foule de 200 personnes les soutenait.

Le déroulement des évènements

Vers minuit, les résidents locaux ont arrêté le groupe de femmes transgenre et ont commencé à les interroger. La foule les a ensuite attaqués et deux des femmes ont été grièvement blessées.

Une vidéo de l’incident montre que la police a tenté de repousser la foule en colère alors même que deux personnes restaient immobiles sur le sol.

Selon les rapports, les blessées ont été transférées à l’hôpital général d’Osmania où l’une d’elles a succombé à ses blessures. Son corps a été déplacé à la morgue pour une autopsie. L’attaque est survenue après que plusieurs fausses vidéos de « kidnapping » aient commencé à faire le tour des groupes WhatsApp dans la ville. Environ 25 personnes auraient été arrêtées par la police après l’incident.

Les rumeurs à l’origine du drame

Les accusations sur WhatsApp affirmaient que les femmes transgenres étaient derrière un complot visant à kidnapper de jeunes enfants. « Pendant les 15 derniers jours en Inde, en particulier dans les États parlant le Telugu, beaucoup de rumeurs sur WhatsApp et d’autres médias sociaux ont été partagées sur les gangs kidnappant des enfants. » a déclaré Satyanarayana.

Le responsable a déclaré que des images d’enfants morts prétendument originaires d’Inde avaient été partagées par message texte mais elles provenaient en fait de la guerre en Syrie. « Il n’y a aucune preuve justifiant les rumeurs d’enlèvement par des gangs à Hyderabad. » a-t-il ajouté. « Ces malfaiteurs diffusent intentionnellement de tels messages pour créer la panique dans l’esprit du public. » a également déclaré Satyanarayana.

L’attaque de samedi dernier n’était pas la première à avoir été déclenchée par de fausses informations diffusées sur WhatsApp.

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