Winston Churchill s’intéressait aux extraterrestres

Winston Churchill a marqué l’histoire, c’est indéniable. Il est notamment connu pour son rôle de chef de guerre durant la Seconde Guerre mondiale et pour ses talents d’orateur, mais il se passionnait aussi pour de nombreux autres sujets. Notamment pour la science. Il avait d’ailleurs écrit un essai portant sur les extraterrestres. Le document vient de refaire surface.

Churchill était issu d’une famille aristocratique, mais il ne disposait pas d’une fortune personnelle.

Churchill

Churchill s’intéressait beaucoup à la science… et même aux extraterrestres.

Après avoir fait quelques années dans l’armée et constaté que sa solde ne lui permettrait jamais de vivre décemment, il a donc commencé à écrire sur les campagnes militaires auxquelles il participait. Il est alors devenu correspondant de guerre.

Churchill ne se limitait pas à la politique

L’amour de l’écriture ne l’a jamais quitté. Il a en effet beaucoup écrit durant sa vie. Tous ses essais n’ont d’ailleurs pas été rendus publics. En fouinant au National Churchill Museum, l’astrophysicien Mario Livio a ainsi découvert un essai scientifique assez particulier, un essai écrit à l’aube de la Seconde Guerre mondiale et intitulée : « Sommes-nous seuls dans l’Univers ? ».

Dans ce texte, l’homme au cigare ne parlait effectivement ni de politique intérieure ni même des batailles menées sur le front. Le document se focalisait en effet sur… les extraterrestres.

Peu de gens le savent, mais Winston Churchill se passionnait aussi pour la science. Il a d’ailleurs été le premier dirigeant britannique à engager un conseiller scientifique.

Le texte en question ne parlait donc pas de soucoupes volantes ou des petits hommes et il abordait ainsi cette épineuse question d’un point de vue beaucoup plus rationnel.

Dans ces quelques pages, Churchill commençait par aborder la notion de la vie, une vie caractérisée d’après lui par sa faculté à se reproduire et à se multiplier. Toutefois, l’homme pensait aussi que les formes de vie les plus primitives avaient besoin d’un accès à de l’eau liquide pour pouvoir se développer et évoluer.

Churchill avait compris le principe de zone d’habitabilité avant même que le concept ne soit formulé

Loin d’en rester là, l’homme dressait aussi une liste de planètes pouvant potentiellement accueillir la vie, des planètes qui devaient bien évidemment se trouver à une bonne distance de notre étoile pour ne pas être soumises à des températures trop élevées… ou trop basses. Il évoquait donc cette fameuse zone d’habitabilité si chère aux mordus d’astronomie. Le terme n’existait cependant pas encore à cette époque.

Et pour cause, puisque le concept de zone habitable a été introduit pour la première fois en 1953 par un certain Hubertus Strughold dans un traité intitulé « The Green and the Red Planet : A Physiological Study of the Possibility of Life on Mars ». Churchill était donc clairement en avance sur son temps.

Partant de ce constat, il pensait donc que les seules planètes susceptibles d’accueillir la vie étaient Mars et Venus. Elles étaient effectivement les seules à remplir les critères de l’homme.

L’essai parlait aussi des autres systèmes stellaires et il évoquait notamment une théorie très commune à l’époque, une théorie qui disait que notre Soleil était un astre unique dans l’Univers. Churchill émettait cependant quelques réserves. Il pensait en effet que d’autres astres devaient présenter les mêmes caractéristiques que l’étoile de notre système. Une théorie qui a été vérifiée plusieurs années après.

Fasciné par la lecture du document, Mario Livio lui a consacré une étude complète, publiée dans la revue Nature.

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