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YouTube a diffusé par erreur une publicité sexuellement explicite

YouTube se retrouve une nouvelle fois dans une situation pour le moins inconfortable. Le service a en effet diffusé par erreur une campagne publicitaire au contenu sexuellement explicite sur plusieurs chaînes extrêmement populaires. Les critiques n’ont pas tardé à fuser, bien entendu.

YouTube tire une bonne partie de ses revenus de la publicité affichée sur le site et au sein des vidéos hébergées sur la plateforme.

YouTube

Ces campagnes publicitaires sont pilotées par AdWords et donc par la régie publicitaire de Google.

YouTube a commis une nouvelle erreur

Lancée en 2000, cette dernière a été conçue pour permettre aux annonceurs de diffuser leurs campagnes publicitaires sur Google, bien sûr, mais aussi sur tous les sites du réseau. Cela vaut notamment pour Gmail, YouTube et tous les sites monétisés à l’aide d’adSense.

Google applique bien entendu une politique stricte en matière d’annonces et les annonceurs n’ont ainsi pas le droit de diffuser des campagnes présentant des articles de contrefaçon, des produits ou services dangereux.

Contrairement aux idées reçues, adWords accepte les campagnes mettant en avant des contenus réservés aux adultes, sous certaines conditions.

Les annonceurs souhaitant diffuser ce type de campagnes ne doivent ainsi pas cibler les mineurs et ils n’ont pas non plus le droit d’illustrer leurs annonces avec des photos suggestives présentant des corps dénudés ou des scènes sexuellement explicites.

Pour éviter les mauvaises surprises, Google a mis en place des algorithmes capables de vérifier que les campagnes soumises par les annonceurs respectent bien les conditions d’utilisation fixées par la plateforme et la firme a également monté une division chargée de procéder à des vérifications manuelles.

Toutefois, aucun système n’est fiable à 100 % et c’est précisément ce que prouve cette nouvelle mésaventure.

YouTube a en effet diffusé sur plusieurs vidéos populaires mises en avant dans les « trendings » une campagne au contenu très discutable.

La vidéo en elle-même respectait les conditions d’utilisations fixées par le service et elle montrait ainsi une femme vêtue d’un short court et d’une chemise nouée sous ses seins en train de marcher. La séquence ne posait pas de problème particulier, donc, mais il en allait tout autrement du lien mis en avant dans le cartouche positionné sur la partie inférieure gauche.

Une boulette qui ne tombe pas au meilleur moment pour la firme

L’annonce renvoyait en effet vers un site intitulé « Hot Girl 2018 », un site hébergé sur la plateforme blogspot. Le vrai problème venait cependant de l’image d’illustration utilisée par le site puisque cette dernière dépeignait clairement une scène de sexe. En fouinant un peu plus loin, Motherboard a en outre réalisé que le lien intégré au cartouche renvoyait en réalité vers le site d’une hôtesse travaillant pour CamSoda, une plateforme spécialisée dans la webcam coquine.

Les internautes n’ont pas franchement apprécié le clin d’oeil, et cela peut aisément se comprendre compte tenu de la politique de terre brûlée menée par Google depuis la polémique autour de YouTube l’année dernière. Suite à cet épisode fâcheux, la firme a en effet désactivé la monétisation sur de nombreuses chaînes et elle a également durci les conditions d’utilisation du programme adSense.

Google ne se contente effectivement plus de bloquer l’affichage des publicités sur les pages présentant du contenu sexuellement explicite et l’entreprise le fait ainsi également sur les pages parlant de sexualité au sens médical du terme ou même de contraception.

Sur la Fredzone, par exemple, nous avons été contraints de désactiver la publicité sur cet article évoquant l’arrivée des paiements par cryptomonnaie chez Playboy ou encore sur celui parlant de l’appel lancé par cette politicienne au sujet de la sécurisation des sextoys connectés.

Pour tout dire, il est fort probable que cet article déclenchera une alerte dans notre console adSense dans ces prochaines heures puisqu’il comprend des termes connotés comme « sexuellement explicites » ou encore « sexe ».

Pour en revenir au sujet de cet article, YouTube a tout de même été prompt à réagir et la firme a ainsi bloqué la diffusion de la campagne après avoir appris son existence et elle a également supprimé la séquence incriminée, une séquence accusée de ne pas avoir respecté les règles de la plateforme concernant « le spam, les pratiques trompeuses et les escroqueries ».

Mots-clés webyoutube

Fred

Floodeur compulsif, est très actif sur Twitter ou encore sur Facebook. Sachez en outre que la Fredzone a une page sur Google+.