YouTube Kids est dans le collimateur des associations de consommateurs américains

Google a lancé au début de l’année une nouvelle application mobile pensée pour les enfants sur le territoire américain. YouTube Kids, c’est son nom, permet ainsi à nos chères têtes blondes – ou brunes – d’accéder à un riche catalogue composé de millions de vidéos amusantes et instructives. Oui, mais elles ne sont visiblement pas du goût de tous, et surtout pas des associations de consommateurs.

Une coalition formée par des associations et des groupes de défense des enfants a ainsi saisi le régulateur américain pour qu’il se penche sur le cas de l’application, et qu’il détermine si elle respecte bien la loi.

YouTube Kids

YouTube Kids, une application pensée pour nos enfants… et les publicitaires. Du moins selon cette coalition.

Elle l’accuse effectivement de délivrer trop de publicités déguisées, en ne faisant pas une nette séparation entre les programmes proposés par les chaines tenues par des passionnés, et ceux des chaines appartenant aux marques.

YouTube Kids hébergerait des publicités dissimulées

Mc Donald’s, Fisher Price et bien d’autres sont effectivement présents sur YouTube Kids, et ils utilisent la plateforme pour promouvoir leurs produits et leur univers. D’après ces associations, ces pratiques ne seraient pas permises sur une chaine de télévision et la loi devrait être la même pour tous les supports.

Le Figaro donne d’ailleurs un exemple assez précis, en citant une vidéo mise en ligne par Mc Donald’s. Vidéo dans laquelle des ennemis de toujours – Mario et Bowser, Bip Bip et le Coyote, etc – se réconcilient autour d’un Big Mac. Il faut avouer que cela peut prêter à confusion.

YouTube ne voit pas les choses de la même façon cependant.

Dans son communiqué de presse, il se dit ouvert à toute suggestion et il a d’ailleurs tenu à rappeler qu’il a travaillé avec plusieurs partenaires et avec plusieurs groupes de défense pour concevoir son application. Il indique en outre que ses services n’ont pas été contactés directement par cette coalition.

Et de rappeler, enfin, que la publicité permet aussi de proposer des contenus gratuits.

Sur le principe, le géant de la vidéo en ligne n’a pas forcément tort, mais je pense pour ma part qu’il faut aussi prendre en considération la notion de public. Quoi qu’on en dise, un enfant est plus influençable qu’un adulte et il est par conséquent nécessaire de tout faire pour le protéger.