YouTube marche fort en prison aussi

YouTube est devenu en l’espace de quelques années une plateforme incontournable sur le web et elle compte même de nombreuses stars… notamment chez les prisonniers incarcérés. Remtrex, par exemple, a gagné pas moins de deux millions de vues en l’espace de quelques mois grâce à un clip tourné depuis sa cellule. Impressionnant, non ?

Remtrex, de son vrai nom Demehl Thomas, a été condamné à sept années de prison pour cambriolage aggravé. Toutefois, il a eu droit à une prolongation en 2015 pour avoir réalisé un clip musical de rap depuis sa cellule de prison.

Remtrex

Il faut croire que l’homme n’a pas retenu la leçon, car il a réalisé d’autres clips depuis avec la complicité de plusieurs compagnons de cellule.

Remtrex, un rappeur qui compose depuis sa cellule de prison

Comment ? La méthode utilisée est assez simple. Remtrex commence par enregistrer sa voix avec un téléphone qu’il a fait entrer en prison et il envoie ensuite l’enregistrement à un complice en liberté.

Ce dernier se charge ensuite du montage, en utilisant des séquences tournées avant l’incarcération du rappeur. Le tout est ensuite partagé sur YouTube et mis en avant sur différents profils sociaux en ligne.

Parmi les clips les plus connus, on trouve notamment Remtrex Freestyles Through Nokia in Jail, un titre composé à partir de plusieurs enregistrements capturés à l’aide d’un Nokia. L’artiste préfère en effet utiliser de vieux téléphones pour éviter d’être tracé par la police.

Le clip en question a été réalisé en début d’année dernière et il a ensuite été repris par de nombreuses chaînes YouTube spécialisées. En tout, il a été vu plusieurs millions de fois en l’espace de quelques mois et il a permis au rappeur de se retrouver sur le devant de la scène et même d’obtenir des messages de soutien de la part de plusieurs de ses pairs.

Les autorités n’apprécient pas les clips du rappeur

Jai Kae, un artiste originaire de Birmingham, l’a notamment félicité pour son flow et pour la justesse de ses paroles.

Les autorités, elles, n’apprécient pas spécialement les talents de l’artiste. Un porte-parole de Serco, l’entreprise qui exploite la prison où est incarcéré le rappeur, a ainsi déclaré que l’utilisation de téléphones portables en prison était strictement illégale et que les administrateurs de l’établissement avaient une politique de tolérance zéro en la matière.

Ils ont ainsi refusé la demande de libération sur parole déposée par Remtrex. Le rappeur en a évidemment été très attristé et il n’a pas hésité à le dire… sur son profil Twitter.