YouTube obligé à communiquer l’identité de pirates d’animes

Chaque jour, des millions d’internautes à travers le monde partagent des contenus vidéo sur YouTube, dont des œuvres qui sont protégées par le droit d’auteur. Shogakukan, géant japonais de l’édition et dont les ouvrages sont impunément partagés sur la plateforme, a décidé de prendre les choses en main.

Shogakukan a obtenu une assignation à comparaître DMCA qui oblige YouTube à lui fournir les données personnelles de ces « pirates de mangas ». L’éditeur exige notamment à ce que lui soient communiqués les noms, adresses et informations financières des pirates.

Il s’agit d’une réclamation sérieuse qui pourrait avoir d’importantes conséquences sur le partage de contenus sur YouTube. Les utilisateurs devront faire plus attention à ce qu’ils publient.

Des mangas protégés par des droits d’auteur

Fondé en 1922, Shogakukan Inc. est l’un des plus grands éditeurs au Japon avec plus de 60 magazines, 8 000 livres et 13 000 BD et romans graphiques de manga à son actif. Véritable géant, il est également copropriétaire de Viz Media, le plus grand éditeur de BD et romans illustrés aux États-Unis.

Ces dernières années, les œuvres de Shogakukan ont commencé à être piratées sous divers format (documents PDF…), puis téléchargées sur YouTube. Les pirates les publient sur leur chaîne sous forme de vidéos ou de musiques pour faciliter la lecture sur périphérique… et tout ça sans le consentement de Shogakukan.

YouTube est obligé de coopérer

Shogakukan a fait parvenir une liste d’ouvrages à YouTube, signalant ensuite que la plateforme devait lui transmettre les détails de « tout autre utilisateur enregistré sur Youtube.com qui a téléchargé et/ou posté tout travail contrefaisant spécifié. »

Pour obtenir son assignation, l’éditeur n’a pas eu besoin d’un juge. La simple signature d’un greffier a suffi pour que la société puisse obliger YouTube à lui fournir les informations sur les YouTubeurs qu’il estime partager ses œuvres en toute illégalité. L’éditeur vise plusieurs chaînes en particulier, notamment LNDA, Kile Russo, Anime FightClub ou encore Optimistic Neko.

Les avocats de Shogakukan exigent également de connaitre les données personnelles de ceux qui téléchargent les vidéos en faute. Les données en question incluent les noms, adresses, numéros de téléphone, adresses électroniques, journaux des adresses IP, comptes et cartes de crédit.

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