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Zone Téléchargement se retrouve encore dans le collimateur des autorités

Zone Téléchargement se retrouve une nouvelle fois dans le collimateur des autorités, de même pour plusieurs autres sites pirates. La FDNF, le SEVN et l’API exigent en effet le déréférencement du site et son blocage.

Zone Téléchargement a ouvert ses portes en 2012 et il s’est très vite imposé comme un incontournable sur la scène warez francophone, parvenant par la même occasion à fédérer autour de son riche catalogue une communauté forte de plusieurs millions d’utilisateurs.

Déménagement T411

L’industrie a donc très vite commencé à le surveiller et les ayants droit ont fini par déposer une plainte formelle, une plainte qui a débouché sur la fermeture du site en novembre de l’année dernière.

Zone Téléchargement : le clone se trouve dans le collimateur des ayants droit

Toutefois, un clone a ouvert ses portes la semaine suivante, un clone qui a réussi à capter une bonne partie du trafic de son prédécesseur d’après une étude menée récemment par la fameuse Hadopi.

La FDNF, le SEVN et l’API ne comptent cependant pas en rester là et ils ont ainsi la ferme intention de tout faire pour freiner l’évolution du site.

D’après NEXT Inpact, ces trois organisations auraient en effet exigé le blocage et le déréférencement de Zone Téléchargement et de plusieurs autres sites de streaming. Parmi ces derniers, il serait notamment question de PapyStreaming.org et de Sokostream.cc des sites très actifs et très en vue dans la sphère francophone.

La demande déposée est assez large et elle prend ainsi en compte les divers obfuscateurs utilisés par ces sites, soit dl-protecte.com et protect-lien.com. Difficile évidemment d’être surpris puisque ces services ont également été cités par le rapport de la Hadopi, un rapport évoqué un peu plus haut.

Filtrer et déréférencer, des méthodes qui n’ont jamais marché

En procédant de la sorte, les trois organisations pensent pouvoir freiner le développement de ces sites et empêcher les internautes de les utiliser.

Dans les faits cependant, cela ne devrait rien changer. Les sites pirates ont l’habitude de ces mesures et la plupart d’entre eux changent ainsi fréquemment de nom de domaine afin de contourner les systèmes de filtrage mis en place. Pour ne rien arranger, ces systèmes reposent le plus souvent sur les DNS des opérateurs, des DNS très faciles à changer.

Encore une fois, l’industrie s’entête donc à empêcher les internautes d’accéder aux sites pirates au lieu de se focaliser sur le développement de l’offre légale. Albert Einstein n’avait peut-être pas tort, finalement : la folie, c’est de toujours faire la même chose et de s’attendre à un résultat différent.

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Fred

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