Zone Téléchargement : sept personnes auraient été interpellées

Zone Téléchargement n’est plus. La gendarmerie nationale a mené une action en début de semaine afin de faire fermer le site, avec succès. Elle s’en est d’ailleurs félicitée sur Twitter, provoquant du même coup une véritable vague d’indignation chez les internautes. D’après une source proche de l’enquête, sept personnes auraient été interpellées.

L’annonce a été faite hier en fin d’après-midi par le biais d’un simple tweet publié sur le compte officiel de la gendarmerie nationale, un tweet faisant état de la fermeture d’un site de téléchargement illégal.

Arrestations Zone-Téléchargement

Sept personnes ont été interpellées dans le cadre de l’affaire Zone Téléchargement.

Le nom du site n’était pas mentionné mais les internautes n’ont pas eu à chercher bien loin pour faire le rapprochement avec Zone Téléchargement puisque le message s’accompagnait d’une capture écran.

Zone Téléchargement : une fermeture et sept interpellations

Quelques heures plus tard, la gendarmerie de Haute-Garonne a confirmé l’annonce, cette fois par le biais d’une publication diffusée sur sa page Facebook. En parallèle, une source proche de l’enquête a contacté l’AFP afin de donner plus de détails sur l’affaire.

Tout a donc commencé par une simple plainte déposée en novembre 2014 par des membres de l’ALPA (Association de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle) et de la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique).

Ces derniers ont estimé le préjudice subi à 75 millions d’euros.

Suite à cette plainte, la Section de Recherches de la gendarmerie de Toulouse a ouvert une enquête, épaulée par le Centre de lutte contre les criminalités numériques. Les enquêteurs ont eu besoin de plusieurs mois pour réunir les preuves et pour monter leur dossier. Leurs efforts ont visiblement fini par payer.

Trois personnes ont été placées en garde à vue

D’après la source de l’AFP, les gendarmes auraient arrêté sept personnes en début de semaine, toutes liées au site. Trois d’entre elles ont été placées en garde à vue à la Section de Recherches de Toulouse. Pour le moment, nous ne connaissons ni leur identité, ni même leurs liens avec Zone Téléchargement.

Ce n’est pas la première fois que les autorités font tomber un site de téléchargements.

En 2015, une action menée par la gendarmerie a conduit à la fermeture du site OMG Torrent et à l’arrestation de son administrateur. Il est passé devant un juge en septembre dernier et il a été condamné à un an de prison dont huit mois ferme et à une amende de 5 millions d’euros, à titre de dommages et intérêts.

Mots-clés piratageweb