Zone-Téléchargement : week-end compliqué pour le principal clone

Zone-Téléchargement a fermé ses portes en 2016 et sa disparition a donné vie à de nombreux clones. L’un d’entre eux, le principal, a connu un week-end difficile, sur fond d’erreurs serveur et de changement d’adresse.

Il est sans doute inutile de présenter Zone-Téléchargement. Lancé en 2010, le site s’est en effet rapidement imposé sur la scène warez francophone et il est très vite devenu une des adresses à connaître pour tous les amateurs de téléchargements pirates.

Libération Zone Téléchargement

Cette notoriété a évidemment eu des répercussions légales. Suite à de multiples plaintes déposées par les ayants droit, la gendarmerie nationale a lancé une vaste opération et procédé à l’arrestation des administrateurs présumés du site et à la saisie de leurs serveurs.

Zone-Téléchargement : une fermeture qui n’a pas eu l’effet escompté

Zone-Téléchargement a ainsi fermé ses portes le 28 novembre 2016, à la stupeur générale.

Toutefois, sur la toile, rien ne se perd et tout se transforme. Un premier clone a ainsi ouvert ses portes la semaine suivante, avec la même identité visuelle et un catalogue comparable. Tel le phénix, le site a donc pu renaître de ses cendres et il a même très vite récupéré sa place sur la toile.

Les mois suivants ont été compliqués. Les ayants droit ont lancé une nouvelle offensive et l’équipe du site a été obligée de changer une première fois de nom de domaine et de passer sur l’URL zone-telechargement.ws. Cela n’a cependant pas suffi à calmer les esprits et le CNC a ainsi demandé à nouveau la fermeture du site, accompagné de plusieurs organisations représentant l’industrie du cinéma.

En décembre 2017, les anciens administrateurs ont donc décidé de jeter l’éponge et de passer la main à une nouvelle équipe. Le site a alors changé  de nom de domaine, pour passer sur l’adresse zone-telechargement1.com. Une fois encore, les ayants droit ont sonné la charge et demandé le déréférencement complet du nom de domaine. L’équipe du site a donc été obligée de migrer du tld .com vers le tld .org.

Une concurrence de plus en plus rude

Mais si Zone-Téléchargement, ou plutôt son clone, a été largement bousculé par les ayants droit depuis son lancement, il a également du faire face à l’émergence de nombreux clones se réclamant, comme lui, de l’héritage de l’ancien site.

Pour ne rien arranger, cet été, l’un d’entre eux a même lancé une attaque visant à le cloner, lui et sa base de données. C’est en tout cas ce qui a été affirmé par le staff.

Compte tenu de ce passif, de nombreux internautes ont craint le pire lorsque le site s’est retrouvé hors ligne ce week-end. Durant plusieurs heures, toutes les connexions lancées sur ses pages se sont effectivement traduites par des erreurs à répétition. Cloudflare laissait même apparaître un problème touchant à l’hôte et donc au serveur du site.

Toutefois, le problème a fini par être réglé et Zone-Téléchargement est ainsi revenu à la vie au bout de quelques heures, avec un nouveau nom de domaine à la clé.

Si vous avez suivi un peu l’affaire, alors vous savez sans doute que l’équipe du site a procédé à des changements ponctuels sur son nom de domaine afin de lutter contre le déréférencement de ses pages.

Un nouveau numéro qui semble avoir des effets bénéfiques

Après avoir migré sur l’adresse zone-telechargement1.org, le staff a donc lancé un ww1.zone-telechargement1.org afin de tenter de remonter dans les SERP de Google. Plusieurs changements équivalents ont été mis en place durant les semaines suivantes, jusqu’à ce week-end où le site est passé sur une première dizaine.

Le plus étonnant, c’est que cette mesure semble avoir porté ses fruits.

Si vous lancez une recherche portant sur le nom du site, alors vous verrez qu’une page associée à sa nouvelle adresse se trouve en quatrième position des résultats du moteur. Alors bien sûr, plusieurs clones se trouvent devant, mais il semblerait tout de même que la stratégie entreprise par le nouveau staff commence – enfin – à payer.

Mais le plus étrange, finalement, c’est de constater que les autres clones n’ont pas l’air d’être particulièrement inquiétés ni par Google ni même par les ayants droit. A croire qu’en la matière, tous les sites pirates ne sont pas forcément logés à la même enseigne.