10 méthodes d’exécution médiévales qui vont vous faire froid dans le dos

Dans les livres d’histoires, le Moyen Âge est présenté comme l’âge sombre. En revenant sur les faits et les pratiques qui ont marqué cette période historique, on comprend pourquoi. Quand on pense au Moyen Âge, on pense souvent aux guerres, aux maladies et à la famine, mais pas que ! La torture occupait également une place importante dans la société médiévale.

Elle était utilisée pour punir les mécréants et faire régner l’ordre. A l’époque, les bourreaux faisaient preuve d’une grande cruauté et de beaucoup de créativité. Les victimes étaient soumises à des pratiques inhumaines qui se soldaient toujours par leur mort. Au Moyen Âge, la décapitation était considérée comme le moyen de torture le moins douloureux. Cela vous donne une idée du genre d’atrocités que les victimes subissaient.

Image par Denis Doukhan de Pixabay
Image par Denis Doukhan de Pixabay

On vous propose ici de découvrir 10 méthodes d’exécution médiévales qui vous feront froid dans le dos.

De la pendaison à l’écartèlement : une exécution médiévale en plusieurs étapes

La haute trahison était l’un des crimes les plus graves dans l’Angleterre médiévale. Elle se soldait par une méthode d’exécution qui se faisait en plusieurs étapes. Avant de mourir, le coupable était soumis à différentes formes de torture toutes aussi atroces les unes que les autres.

La première étape consistait à allonger la victime sur le dos et à l’attacher par les jambes à un cheval. L’animal la tirait ensuite ainsi jusqu’au lieu de l’exécution. Après avoir été trainée de la sorte sur une longue distance, la victime devait subir la deuxième étape de sa punition, qui était celle de la pendaison.

Les bourreaux faisaient en sorte de ne pas la tuer durant cette étape. Ils attendaient qu’elle soit au seuil de la mort pour la détacher et lui réserver un sort encore plus terrible, celui de l’écartèlement.

Ils commençaient d’abord par castrer le prisonnier. Parfois, ils enlevaient ses intestins et les jetaient au feu avec ses parties génitales. Ensuite, ils découpaient son corps en quatre parties (au moins) pour les faire bouillir dans une préparation à base d’épices. Ils faisaient cela pour éviter que des oiseaux s’attaquent aux restes lorsqu’ils étaient exposés partout en ville.

La décapitation

La décapitation était une pratique très répandue durant le Moyen Âge. Elle était considérée comme l’une des formes les plus nobles d’exécutions, car elle était rapide et garantissait une mort immédiate (du moins dans la plupart des cas).

Au départ, les coupables étaient décapités à coup de hache. C’est le sort qui a été réservé à la Comtesse de Salisbury, Margaret Pole, en 1541. Sa tête et ses épaules ont été taillées en pièce à l’aide d’une hache par un bourreau inexpérimenté. Les plus « chanceux » étaient décapités avec une épée.

L’exécution par éléphant

Pendant l’époque médiévale, les éléphants étaient utilisés par les bourreaux pour torturer et tuer leurs victimes. Cette pratique était très courante en Asie du Sud-est. En Inde, elle était connue sous le nom de « gunga rao. » L’exécution par éléphant s’est ensuite frayé un chemin jusqu’au monde occidental.

Le principe de cette méthode d’exécution est simple et des plus barbares. Les bourreaux utilisaient le pied de l’éléphant pour écraser la tête ou l’abdomen du coupable. Au fil du temps, ils ont mis au point des techniques de torture encore plus abominables. Par exemple, à Dehli, un sultan a équipé les défenses d’un éléphant de lames pointues pour déchiqueter les prisonniers. L’exécution par éléphant a disparu progressivement à partir du 19ème siècle.

L’écrasement

Au Moyen Âge, les bourreaux avaient recours à la méthode d’écrasement pour soutirer des aveux à des personnes qui refusaient de plaider coupables d’un crime. Ils utilisaient des pierres et des objets lourds pour écraser le torse des victimes.

Dans la plupart des cas, cette méthode entraînait la mort des prisonniers. Certains mourraient par suffocation. D’autres subissaient un sort plus terrible. Leurs os se brisaient durant le processus et éclataient à travers leur peau.

Le « Gibbeting » ou la mort par Gibet

Le « Gibbeting » ou la mort par Gibet était une forme de torture cruelle. Elle consistait à emprisonner le coupable dans une cage en métal de forme humaine. Cette cage était accrochée à un Gibet, c’est-à-dire une sorte de potence en bois.

Dans la plupart des cas, les victimes étaient exécutées avant d’être suspendues au Gibet. Il arrivait toutefois qu’elles soient encore en vie. Dans ce deuxième cas de figure, elles étaient piégées dans la cage de métal pour être exposées aux yeux de tous. Elles étaient immobilisées pendant plusieurs jours et finissaient par mourir de faim.

L’aigle de sang Viking

Âmes sensibles s’abstenir ! Si vous supportez mal l’évocation de la douleur, le récit de cette méthode d’exécution risque bien de vous faire tourner de l’œil. Comme son nom l’indique, cette pratique nous vient des Vikings.

La victime était attachée au niveau des pieds et des mains pour l’empêcher de bouger. Pour commencer, le bourreau la poignardait dans le coccyx pour remonter jusqu’à sa cage thoracique. Les côtes étaient ensuite séparées de la colonne vertébrale à l’aide d’une hache pour être déployées vers l’extérieur.

Cela exposait les organes internes à l’air libre. Le bourreau les saupoudrait alors de sel pour maintenir la victime éveillée. Après cela, il arrachait ses poumons pour les placer sur les côtes afin de former deux ailes ensanglantées.

La mort par ébouillantage

L’empereur Romain Nero a tué des milliers de chrétiens par ébouillantage, et ce, bien avant le Moyen Âge. Cette forme de torture a ensuite été reprise par le roi Henry VIII pour punir tous ceux qui ont eu recours au poison pour commettre un meurtre.

Les prisonniers qui avaient écopé de cette sentence étaient placés dans un large baril qui contenait un liquide bouillant. Cela pouvait être de l’eau, de l’huile, de la cire ou même du plomb fondu.

L’empalement

L’empalement est une torture cruelle et douloureuse. Elle consiste à utiliser un long pieu aiguisé qui est planté dans le sol et qui pointe vers le ciel. La victime est obligée de s’asseoir à la verticale sur ce pieu pour glisser lentement le long de la structure.

Si c’est un homme, le pieu s’enfoncera depuis le rectum. Dans le cas d’une femme, il entrera par le vagin. Le pieu traversera leur corps pour ressortir par leur gorge ou leurs épaules. Certaines victimes mettent des heures, voire même des jours, à mourir.

L’emmurement

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’au Moyen Âge, les bourreaux ne manquaient pas d’imagination. Ces derniers avaient parfois recours à ce qu’on appelle l’emmurement. A l’époque, cette pratique était très populaire.

Le principe était plutôt simple. Il suffisait de murer une personne dans un espace étroit ou dans un cercueil. Au fil des jours, les victimes finissaient par mourir de faim, de soif ou d’asphyxie. Cette pratique était encore d’usage dans les années 1900.

Etre brûlé sur un bûcher

Au Moyen Âge, les personnes accusées d’hérésie ou de sorcellerie étaient brûlées vives sur un bûcher. Elles y étaient attachées pendant que le feu consumait leur corps. Néanmoins, les bourreaux faisaient parfois preuves d’ « indulgence » envers leurs victimes.

Ils attachaient un baril contenant de la poudre de canon à leur corps. Celui-ci explosait directement lorsqu’il entrait en contact avec le feu. Cela précipitait alors la mort des prisonniers. Pour rappel, Jeanne d’Arc a été brûlée sur un bûcher en 1431.

Vous l’aurez compris, vivre au Moyen Âge n’était pas de tout repos.