10 mois de prison ferme pour s’être masturbé sur Snapchat

En Loire-Atlantique, un homme âgé de 47 ans vient d’être condamné à 10 mois de prison ferme pour avoir publié sur Snapchat une vidéo dans laquelle il se masturbait. D’après lui, il s’agissait d’une « maladresse ».

La justice française ne fait pas preuve d’indulgence envers les auteurs de publications à caractère sexuel sur les réseaux sociaux où des mineurs peuvent figurer parmi les membres. Le tribunal de Nantes vient ainsi de condamner à 10 mois de prison ferme un quadragénaire qui a mis en ligne sur Snapchat une vidéo intime, plus précisément une vidéo le montrant en train de se masturber dans sa cuisine. Vivant en couple, l’homme âgé de 47 ans est facilement reconnaissable sur le contenu qu’il a publié sur la célèbre application de partage de photos et vidéos.

L'écran de Snapchat

Crédits Pixabay

Il n’a donc pas pu échapper aux accusations de la procureure qui avait même requis une peine d’emprisonnement ferme de 16 mois.

« Une maladresse »

Lors de son audience, le père de famille s’est défendu en avançant que son acte était une maladresse et qu’il n’avait pas l’intention de montrer sa vidéo aux mineures encore moins à son entourage. Son arrestation a eu lieu en avril dernier après que plusieurs utilisateurs de Snapchat aient signalé l’existence du contenu auprès de la gendarmerie.

Malgré la peine d’emprisonnement d’un an et quatre mois demandée par la procureure de Nantes, le tribunal a donc décidé de mettre le prévenu dix mois derrière les barreaux. À cette condamnation s’ajoutent cinq années de suivi sociojudiciaire avec obligation de soins.

Un pédophile ?

D’après notre source, ce n’est pas la première fois que le prévenu ait fait l’objet d’un procès lié à une affaire à caractère sexuel. En fait, il a déjà été condamné par le passé pour des faits liés à la pédophilie. Les autorités avaient notamment découvert chez lui des photos montrant des scènes de viols d’enfant.

Bien entendu, le partage de cette vidéo intime sur Snapchat est loin d’être un cas isolé. Malgré les efforts déployés par la plateforme pour lutter contre les contenus à caractère sexuel, certains membres n’hésitent pas d’y faire des publications qui vont à l’encontre des conditions d’utilisation de l’application. Autant dire qu’il reste encore beaucoup de travail à faire.

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