Covid-19 : le SRAS-CoV-2 a muté 12 000 fois, mais ce n’est pas grave

Actuellement, de nombreux pays du monde sont aux prises avec le Covid-19 à des intensités différentes. Si les États-Unis sont les plus touchés par cette pandémie, la France a quant à elle pris des mesures pour contenir tant bien que mal cette maladie.

Si les chercheurs sont à fond dans la recherche d’un vaccin pour nous débarrasser de ce mal, des nouvelles nous disent pourtant que le vaccin risque de n’être efficace qu’un temps.

Gerd Altmann / Pixabay.com

Pourquoi ? Parce que le SRAS-CoV-2 mute et ainsi, que son mode de contamination change imprévisiblement. Mais tout espoir de se voir débarrasser de cette pandémie est-il alors vain ? Non, nous affirme une étude publiée par CNN le mercredi 25 novembre 2020.

En fait, le coronavirus a déjà subi des dizaines de milliers de mutations

Plus précisément, on parle de plus de 12.000 mutations. Une équipe d’experts en génétique virale a effectivement rapporté les résultats d’une étude sur les mutations du virus SRAS-CoV-2 dans la revue Nature Communications.

L’étude consistait à étudier plus de 46.000 échantillons prélevés dans 99 pays différents. Plus de 12.000 mutations du virus ont été découvertes mais, chose essentielle, les experts ont affirmé que ces mutations n’ont pas affecté le virus ni sa manière de contaminer la population.

Pourtant, même les scientifiques avaient pensé un temps que les mutations rendaient le virus plus fort. En particulier, une mutation dénommée D614G qui semblait accroître la capacité du virus à infecter les gens. Mais après analyse, les scientifiques ont été formels, même si la mutation D614G, qui eut lieu en début de la pandémie, est très répandue dans le monde, elle ne facilite pas la transmission du virus.

A lire aussi : Covid-19, l’immunité durerait entre 6 et 8 mois

Les mutations n’augmentent pas la dangerosité du virus

D’après les explications de François Ballloux, Lucy van Dorp et d’autres chercheurs à l’University College London, « aucune des transmissions récurrentes du SRAS-CoV-2 testées n’est associée à une transmission virale significativement accrue ». De plus, selon les informations de CNN, tous les virus mutent et les coronavirus, qui font partie des virus à ARN, mutent plus que les autres. Plusieurs raisons expliquent ces mutations comme la réponse immunitaire de la personne infectée, une erreur de copie dans la réplication du virus ou encore lorsque deux souches différentes infectent une personne en même temps.

A lire aussi : Elon Musk a bien la Covid-19

Quoi qu’il en soit, les chercheurs assurent que les mutations sont neutres, qu’elles n’ont ni favorisé ni défavorisé le virus, et, selon Balloux, une fois que les gens commenceront à se faire vacciner, cela devrait mettre une pression sélective sur le virus et l’obliger à muter. Les chercheurs estiment également que les mutations très délétères ne peuvent survivre longtemps dans la population, que les mutations légèrement délétères peuvent temporairement résister, mais que seules, les mutations neutres auront des chances de se propager encore plus.

Mots-clés Covid-19