2 ans de prison pour avoir partagé des vidéos pédopornographiques sur WhatsApp et Messenger

Driss, un homme sans antécédent judiciaire, âgé de 59 ans, a révélé un comportement surprenant vis-à-vis de son entourage. En effet, il a toujours donné l’image de quelqu’un avec des principes. Par contre, aujourd’hui, il pourrait subir une peine de 2 ans de prison suite à la consultation et la diffusion d’images ainsi que de vidéos pédopornographiques rapporte DHNet.

L’affaire a commencé le 17 octobre 2017 lors d’un premier partage de contenus inappropriés sur Messenger. Il y a envoyé une vidéo de deux jeunes individus en plein acte sexuel. À l’aide de son adresse IP, menant vers son lieu de travail, la substitute du procureur a pu localiser son emplacement exact.

Un homme se tenant la tête dans les mains
Crédits Pixabay

Puis, on a découvert le numéro de Driss depuis son profil Facebook, mais aucune poursuite n’a encore été entamée à l’époque.

Le partage de trop survient un an plus tard

« Le compte Facebook qui a envoyé la vidéo montrant deux jeunes individus mimant un acte sexuel utilisait une adresse IP assimilée à une entreprise dans laquelle il a travaillé. »

Madame Dutrifoy, la substitute du procureur

L’affaire a pris une tout autre tournure en 2018. Driss a refait le même acte, mais cette fois sur Whatsapp en envoyant la photo d’une jeune fille dénudée. À la suite de ces faits, une perquisition a été effectuée à son domicile par la police judiciaire.

Les perquisiteurs y ont déniché quelques contenus pouvant être interprétés comme à caractère pédopornographique, ce qui a été suffisant pour qu’il soit détenu.

« On a quand même retrouvé cinq consultations sur des sites avec des termes en référence à des jeunes. Ce qui veut dire qu’il y a quand même eu recherche d’image ou de vidéo pédopornographique. »

Les enquêteurs

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Une peine qui risque de faire polémique

Driss n’a pas nié avoir partagé des contenus pédopornographiques à ses amis. Notons que si la culpabilité est prouvée, la peine peut aller jusqu’à 15 ans d’emprisonnement pour ce genre d’accusation.

Dans le présent cas, une peine de deux ans d’emprisonnement a été requise par le procureur. Cependant, l’accusé n’a pas passé une expertise médico-psychologique et psychiatrique à cet effet. Ce procédé est pourtant nécessaire dans ce type de situation, ce qui pourrait peut-être jouer en sa faveur.

Dans tous les cas, le jugement aura lieu dans un mois.

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