2000 sacs en plastique retrouvés dans… un chameau

La pollution plastique est une menace pour la faune et la flore, et pour l’environnement en général d’ailleurs. Justement, l’Institut 5 Gyres, une organisation à but non lucratif, se concentre sur ce problème depuis quelques d’années. Et l’une de ses études, récemment publiée dans le journal The Washington Post, fait actuellement parler d’elle.

Selon ces spécialistes, les investigations menées suite aux décès d’au moins 300 chameaux à Dubaï ont mis en lumière une situation inquiétante. En effet, les chercheurs ont retrouvé environ 2000 sacs en plastique dans l’estomac de l’un de ces animaux. L’accumulation de ces sachets a sûrement causé une mort lente et douloureuse de l’animal.

Photo de Sergei Tokmakov. Crédits Pixabay

Face à ce genre de situation, Marcus Erikson, le PDG et co-fondateur de l’Institut 5 Gyres, souhaite que les gouvernements fassent quelque chose. Pour ce dernier, il est crucial que les dirigeants prennent les choses en main afin de mettre un terme à la production et à la consommation de ces objets ravageurs.

Aucun être vivant ne mérite de mourir de cette façon

Erikson et son équipe ont ainsi découvert 2000 sacs en plastique dans l’estomac de ce chameau. En s’accumulant, ces détritus ont fini par former une masse dont les dimensions dépassent largement celles d’une valise. Le chercheur a souligné qu’au cours de plusieurs décennies d’exercice, il n’avait jamais rien vu de tel.

Avant d’entraîner la mort de ce chameau, ces sacs en plastique ont dû lui faire vraiment mal. En effet, ce chameau devait avoir l’illusion d’être rassasié en permanence. Mais comme il ne pouvait et ne voulait plus se nourrir, la malnutrition et la déshydratation le tuaient à petit feu.

En parallèle, ces 2000 sacs en plastique lui causaient apparemment des ulcères gastriques. On ne peut donc qu’imaginer ce que ce chameau devait endurer avant de finalement perdre la vie.

Il est temps de faire quelque chose, a souligné Erikson

Selon Marcus Erikson, les ravages des sacs en plastique sur notre environnement ne se limitent pas aux océans. Mais trop peu de gens le savent. Erikson souligne même que nous pouvons classer ce fléau comme une pandémie.

Pour résoudre ce problème, Erikson n’hésite pas à faire appel aux dirigeants des quatre coins du globe. Il les invite ainsi à approuver un traité destiné à faire disparaître les articles de consommation en plastique du commerce, pour que ces derniers laissent la place à des produits plus écologiques et beaucoup moins dangereux pour les différentes espèces qui nous côtoient sur Terre.

Mots-clés pollution plastique