2020, année la plus chaude jamais enregistrée

Au-delà de la pandémie de coronavirus et de ses répercussions dramatiques dans le domaine socio-économique, l’année 2020 s’est également distinguée des années précédentes au niveau climatique. C’est l’année la plus chaude qui a été enregistrée en France depuis 1900, d’après les données de Météo-France. Et le pire, c’est que cet accroissement de la température est de manière exponentielle durant ces dernières années.

Comme nous le rapporte National Geographic, la plupart des pays du monde ont ratifié l’Accord de Paris en 2015, s’engageant à limiter le réchauffement climatique en dessous de 2°C et idéalement à 1,5°C aux niveaux préindustriels. Pourtant, comme nous le rapporte Jean Jouzel, climatologue, glaciologue et vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, les efforts entrepris jusqu’à présent sont largement insuffisants pour espérer atteindre cet objectif.

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Si la projection des climatologues dans les années 1980 est à présent confirmée, les scientifiques présagent que le pire est encore à venir.

Vagues de chaleur, feux de forêt et canicules

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié son rapport annuel sur l’évolution climatique mondiale. Et le bilan pour 2020 est pour le moins critique puisque « 80% des océans ont subi une vague de chaleur (…) les feux de forêt ont ravagé de vastes zones en Australie, en Sibérie, sur la côte ouest des Etats-Unis et en Amérique du Sud, les canicules ont accablé de nombreux territoires ».

2020 s’avère effectivement être l’année la plus chaude depuis 120 ans et, selon la climatologue Christine Berne, « la température annuelle sur l’ensemble de l’année est de 14°C, soit un dépassement de la normale de 1,5°C. L’année 2020 arrive au premier rang devant 2018 (13,9°C) et 2014 (13,8°C) ».

Le pire serait encore à venir

Selon Jean Jouzel, le problème est que « beaucoup de gens pensent que le réchauffement climatique c’est ce qu’on vit maintenant alors que non, les conséquences seront beaucoup plus graves dans les décennies à venir ». Il affirme notamment que les projections des climatologues en termes de réchauffement climatique dans les années 1980 ont été confirmées.

Toutefois, il assure que le pire est à venir puisqu’il prédit qu’ « à l’horizon 2050, en Europe par exemple, les phénomènes extrêmes pourraient s’intensifier. Il y aura plus d’épisodes caniculaires. Cet été, on a flirté avec 45°C, en 2050, on pourrait flirter avec les 50°C ».

Mais ce n’est pas tout, cette année, il se pourrait selon Météo France, que l’on soit de nouveau confronté à des vagues de chaleur extrêmes à compter du mois de mai jusqu’à la fin septembre. Pour éviter que la situation n’empire, Jean Jouzel n’a que deux conseils. En premier lieu, que « les gouvernements écoutent la parole des scientifiques » et en second lieu, tripler les actions à prendre pour lutter contre le réchauffement climatique.

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