3% des satellites du réseau Starlink de SpaceX ne marcheraient apparemment pas

En 2019, Space X a obtenu le feu vert du gouvernement américain pour le lancement de près de 42 000 satellites dans le cadre de la mise en place du réseau Starlink, avec un objectif, un accès à l’internet haut débit à un prix abordable. Et jusqu’à présent, environ 800 satellites ont déjà été mis en orbite par la firme.

D’après Jonathan McDowell, astronome au Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, 3 % de ces satellites ne fonctionneraient pas, ou seraient tout simplement désorbités.

Un satellite flottant dans l'orbite terrestre

Photo de la NASA – Unsplash

Avec ce taux d’échec, même si ce n’est pas flagrant au vu du nombre de stellites lancés jusqu’à présent, à terme, cela aura sûrement un impact sur le fonctionnement de la constellation de SpaceX. Sans oublier les soucis que cela va poser dans le contexte actuel de crise des débris spatiaux.

En effet, même si tous les satellites peuvent être manœuvrés à l’aide des lecteurs ioniques, une fois que leurs systèmes de propulsion sont déréglés, ils peuvent se déplacer de manière incontrôlée et représentent un danger pour tous les autres satellites.

Starlink : un danger potentiel dans l’espace

Malgré le fait que L’Agence spatiale européenne ait déjà prévenu Space X, une collision d’un satellite Starlink avec l’une de ses sondes a failli se produire en septembre 2019. Et actuellement, ces 3 % de satellites défaillants de la constellation Starlink en rajoutent une couche dans la crise des débris spatiaux.

Pour rappel, Space X a toujours minimisé le risque en déclarant que si jamais les systèmes de propulsion de ses satellites ne fonctionnaient pas, ces derniers vont juste se désorbiter ou brûler dans l’atmosphère. Sauf que ce processus peut prendre jusqu’à cinq ans.

Pourquoi les satellites morts présentent-ils une menace ?

Selon Dan Ceperley, PDG de la société de suivi par satellite LeoLabs, deux satellites qui se percutent, c’est mauvais pour l’écosystème de satellites et d’objets qui se trouvent au-dessus de nos têtes. Ainsi, plus de 500 collisions de ce genre répertoriées ont engendré plus de 130 millions de débris qui se déplacent en orbite à une vitesse d’environ 10 fois celle d’une balle.

Dans le pire des cas, ces satellites défaillants et ces débris spatiaux se précipitent vers des installations sensibles comme la Station Spatiale Internationale et ses astronautes, personne n’étant là pour les manœuvrer.

Le syndrome de Kessler est le scénario que les chercheurs craignent le plus, une augmentation du nombre de débris spatiaux pourrait à finir par créer une chaîne de collision incontrôlable. La Terre va alors être entourée par un champ de débris en orbite basse, pratiquement infranchissable qui d’après Donald J. Kessler ne se dissiperont qu’après des centaines voire des milliers d’années.

Cela aura un effet à long terme et un énorme impact sur la sécurité de tous les vols spatiaux.

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