3 différences que les parents font avec leurs garçons

Même si les pratiques parentales sont devenues plus souples ces dernières décennies en ce qui concerne l’éducation des enfants, on remarque que les stéréotypes sexistes sont encore présents dans de nombreux foyers. Dans les familles américaines, les parents ont tendance à élever leurs fils différemment de leurs filles, le plus souvent à cause de normes culturelles ou de croyances religieuses.

Pour devenir de meilleurs parents et trouver un équilibre dans la façon d’éduquer ses enfants, l’examen des différences entre les sexes en matière de parentage pourrait être utile. Pour vous aider à vous y retrouver, voici quelques exemples de pratiques que les parents font souvent avec leurs garçons et non avec leurs filles.

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Les parents utilisent davantage un langage spatial avec leurs fils

Selon une étude publiée en 2017 dans Psychological Science par Dr. Shannon Pruden et Dr. Susan Levine, la façon dont les parents parlent des objets change avec le sexe de l’enfant auquel ils s’adressent. L’observation de 58 familles durant l’étude a permis aux chercheurs de constater que lorsque les parents décrivent quelque chose, ils utilisent davantage d’adjectifs dimensionnels, des mots qui décrivent des caractéristiques spatiales ou des formes avec leurs fils.

D’après l’étude, il y aurait un lien entre l’utilisation du langage spatial par les parents quand ils étaient âgés de 14 à 26 mois et les différences entre les sexes dans l’utilisation des termes spatiaux. Selon les auteurs, les enfants qui parlaient davantage du monde spatial avaient de meilleures compétences spatiales, ces dernières étant liées à la réussite dans les domaines des STEM, c’est-à-dire la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques.

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Les parents jouent de façon plus agressive avec leurs garçons

Une étude publiée en 2017 dans la revue Behavioral Neuroscience par un groupe de chercheurs dirigé par le Docteur Jennifer Mascaro a démontré que les parents, surtout les pères, sont plus brutaux quand ils jouent avec leurs fils qu’avec leurs filles.

Selon l’étude, les parents bousculent davantage leurs garçons, non pas pour les entraîner à la domination physique brute, mais plutôt pour les aider à développer leur intelligence émotionnelle. Ces pratiques impliquent à la fois des comportements dynamiques et énergiques, comme les chatouilles, les coups et les culbutes. D’après les chercheurs, dans certains contextes sociaux, ces comportements peuvent être interprétés comme des comportements hostiles. C’est seulement dans un contexte particulier qu’ils peuvent être interprétés comme des jeux, c’est la raison pour laquelle « ils requièrent et entraînent la régulation des émotions et l’empathie ».

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Les parents donnent à leurs garçons des jouets conformes aux normes de genre

En 2018, le Docteur David MacPhee a inventorié les jouets qui se trouvaient dans la chambre de 75 enfants américains en préscolaire. Les résultats de ses recherches ont été publiés dans la revue Sex Roles en 2019. Ils ont révélé que les jouets que les parents mettaient à disposition des garçons étaient différents de ceux qu’ils donnaient aux filles. Les résultats de l’étude étaient conformes à ceux d’une étude importante de Rheingold et Cook en 1975.

MacPhee a observé au cours de l’étude que les garçons avaient 15 fois plus de figurines dans leur chambre que les filles, et beaucoup plus de jouets de l’espace et d’accessoires pour les jeux dramatiques, tels que des armes, des machines et d’autres types d’outils.

D’après MacPhee, si les choses ont si peu changé durant la période qui a séparé les deux études, c’est parce que les enfants ont tendance à demander des jouets en fonction de leur sexe, qu’ils connaissent à partir de leurs expériences à l’extérieur de la maison. MacPhee explique que le revenu familial pourrait toutefois aussi avoir son rôle, les parents à faible revenu se préoccupant davantage du fait que leurs enfants aient des jouets avec lesquels jouer, plutôt que de savoir si leurs jouets sont conformes aux stéréotypes de genre.