New York : 3 000 voitures autonomes suffiraient à remplacer les taxis

Le MIT vient de publier les résultats d’une étude qui risque de fortement déplaire aux chauffeurs de taxi. Cette dernière porte en effet sur l’impact que pourraient avoir les véhicules autonomes sur le trafic de New York. Elle montre notamment que 3 000 voitures autonomes suffiraient à assurer les besoins de la population et des touristes… avec le bon algorithme.

Une équipe de l’institut a donc mené une recherche de longue haleine en s’appuyant sur les données collectées durant ces dernières années, des données concernant exclusivement la ville qui ne dort jamais.

Voiture autonome

3 000 voitures autonomes suffiraient à désengorger New York.

Le MIT souhaitait effectivement mesurer l’impact que pourraient avoir les véhicules autonomes sur le trafic de la ville de New York et il souhaitait en outre démontrer que le partage de véhicules pouvait améliorer sensiblement le trafic en ville.

Les véhicules autonomes à la rescousse des problèmes de trafic des villes ?

Après avoir mis sur pied un modèle informatique de leur cru, les chercheurs ont fini par déterminer que 3 000 voitures autonomes suffiraient à répondre à 98 % des besoins en transport de la ville.

Un chiffre stupéfiant, d’autant que New York compte actuellement une flotte de 14 000 taxis, contre 17 800 pour la capitale française.

Mieux, toujours selon le MIT : “Utiliser les options de carpooling ou covoiturage d’entreprises comme Uber et Lyft pourrait réduire le nombre de véhicules sur les routes de 75 % sans impacter significativement les temps de trajet”.

Pour construire leur modèle, les chercheurs ont pris comme référence les trajets de taxis enregistrés à New York pendant une durée d’une semaine en 2013. Les chiffres ont montré que la mise en place d’une flotte de 3 000 véhicules pouvant embarquer chacun quatre personnes aurait pour effet de réduire le temps d’attente des usagers à moins de 3 minutes.

D’après Daniela Rus, la professeure qui a dirigé l’étude : “Un système de cette nature permettrait aux conducteurs de travailler moins, tout en diminuant le trafic, en améliorant la qualité de l’air et en réduisant la durée et le stress des trajets quotidiens”.

Une étude qui ne plaira pas aux chauffeurs de taxi

Toutefois, pour que cela fonctionne, il faudrait que cette flotte fasse appel à l’algorithme mis au point par les chercheurs du MIT, un algorithme capable de fonctionner en temps réel pour diriger les voitures de cette fameuse flotte sur la base des demandes entrantes.

Grâce à ce programme, il serait en effet capable d’économiser du temps sur les trajets des habitants de la ville.

Daniela Rus s’est montrée très enthousiaste à cette idée et elle a ainsi ajouté que : “Le système est particulièrement bien adapté pour les véhicules autonomes, dans la mesure où il peut en permanence rerouter les véhicules en fonction des demandes entrantes”.

Bien sûr, pour le moment, cet algorithme tient davantage du domaine de la théorie. Pour confirmer ces chiffres, il faudrait effectuer des simulations in situ, dans la ville. Uber et Lyft ont effectué plusieurs percées dans ce domaine récemment, mais le MIT estime tout de même que les systèmes et algorithmes mis en place sont très largement perfectibles.

En outre, pour qu’un tel système soit viable, il faudrait être en mesure de développer un système capable de guider des milliers de véhicules et de gérer des milliers de requêtes en temps réel. Un véritable défi pour les différents acteurs du secteur.