31% des joueurs britanniques ignoreraient leurs dépenses en “loot boxes”

Une étude de la Gambling Health Alliance révèle notamment que 31% des joueurs britanniques ne gardent pas de traces de leurs dépenses en “loot boxes”. 23% des joueurs de 11 à 16 ans ont déjà payé pour ce genre de contenus.

À l’époque où il n’était pas possible de passer par un moteur de recherche pour se débloquer dans un jeu, outre les magasines spécialisés et les amis, les joueurs passaient par des services téléphoniques. En fonction de l’aide requise, les communications coûtaient plus ou moins cher, et souvent davantage aux parents qu’aux joueurs eux-mêmes.

Aujourd’hui, Internet permet de rapidement éliminer la frustration de se sentir coincé(e), mais les jeunes joueurs peuvent continuer de poser des problèmes à leurs parents même après que ceux-ci leur ont payé un jeu : via les achats intégrés.

23% des joueurs britanniques de 11 à 16 ans ont déjà acheté des “loot boxes”

Du coté du Royaume-Uni, la Gambling Health Alliance a mené l’enquête auprès de 611 jeunes d’Angleterre, d’Écosse et du Pays de Galles. Le but était de comprendre le recours, par ce public, aux “loot boxes”, soient ces pochettes surprises demandant de l’argent véritable pour être acquises.

On apprend, via GamesIndustry.biz, que 23% des jeunes de 11 à 16 ans ont déjà dépensé de l’argent pour des “loot boxes”, avec 34% de répondants ayant indiqué avoir payé ce contenu avant d’avoir 13 ans. Merci l’absence de restrictions d’âge pour ce type d’achats.

Peut-être plus affolant, 31% des joueurs ne se souviennent pas des sommes investies dans ces “loot boxes”, quand 33% se disent désormais à l’aise avec ces dépenses. Les sondés ont répondu qu’en moyenne, une “loot box” coûtait entre une et trois livres (plus ou moins la même chose en euros), mais certaines peuvent demander de débourser jusqu’à 20 livres (22 euros) l’unité.

11% ont indiqué acheter des “loot boxes” à un rythme journalier et hebdomadaire. Ils sont plus nombreux, 27%, à se limiter à des achats mensuels. Les joueurs payant à la semaine disent dépenser jusqu’à 5 livres (près de 6 euros), et près d’un joueur sur dix affirme dépenser entre 11 et 20 livres par semaine (entre 12 et 22 euros).

Possiblement plus grave, 13% des payants se sont retrouvés endettés, et 15% ont avoué avoir volé l’argent à leurs parents.

Cette étude s’inscrit dans une campagne appelant à classer les “loot boxes” dans la catégorie des jeux de hasard. La Royal Society for Public Health, dont dépend la Gambling Health Alliance, avait émis la même requête dans un rapport semblable paru l’an passé.

Mots-clés loot boxRoyaume-Uni