33 milliards de dollars générés par le marché du carbone de l’ONU

Le climat et le marché du carbone sont au cœur de l’actualité. Le marché du carbone permet les échanges de droits d’émissions de gaz à effet de serre, de quotas carbone et de crédit carbone. En pratique, les entités comme l’ONU fixent un plafond d’émission de gaz qui doit être respecté par les pays émetteurs de gaz à effet de serre.

Ceux qui dépassent la limite doivent acheter des quotas supplémentaires, au risque de payer une amende.

La mise en place du marché du carbone est une initiative des Nations Unies qui prônent le développement durable. Dans ce sens, une réunion de diplomates, issus de 200 pays, s’est tenue à Bangkok au début du mois.

Les discussions ont surtout porté sur le changement climatique, sur l’accord de Paris ainsi que sur les meilleures solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Grâce aux pays développés, qui sont les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre du monde, le marché du carbone pèse des milliards de dollars.

C’est quoi le mécanisme de développement propre ?

Le MDP ou Mécanisme de développement propre a été mis en place durant le Protocole de Kyoto en 1997. Cette initiative permet de récolter des fonds destinés aux projets de réduction des gaz à effet de serre. Les pays industrialisés se trouvent ainsi contraints d’acheter des crédits pour leur surplus d’émission de gaz polluants.

Les fonds générés grâce au MDP ont permis de financer 8 000 projets visant à réduite les émissions de gaz. Les experts affirment qu’une réduction de 10,3 milliards de tonnes de carbone est envisageable d’ici 2020. En parallèle, 300 milliards de dollars ont été investis dans des projets dédiés aux pays en voie de développement.

Les prix des crédits carbone pourraient augmenter

À l’instar de plusieurs pays, le Brésil soutient les initiatives visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le pays s’attend même à ce que la demande du marché du carbone, déterminée à Paris, soit plus élevée.

De son côté, la Suisse affirme que « Les prix de conformité sont plus élevés. » Comme le confirme M. De Clara, directeur de l’International Emissions Trading Association, la priorité est de débloquer un maximum de fonds qui serviraient pour le financement des projets verts.