35 milliards d’euros économisés grâce aux avions sans pilotes

Boeing travaille déjà sur la suppression des pilotes dans les avions, pour rendre l’appareil totalement autonome. Une étude de la banque suisse UBS révèle que cette suppression pourra amener à une économie de 35 milliards d’euros chaque année à l’avenir.

Ne reste plus qu’à convaincre les passagers. Selon l’étude, les premiers appareils de ce type pourraient voir le jour dès 2025.

La question sécuritaire reste primordiale, et le projet pourrait tomber à l’eau sans la totale confiance des passagers.

Le prochain défi technologique

Les pilotes doivent-ils se faire du soucis pour leur emploi ? Pas encore. Leur remplacement par la machine n’est pas à l’ordre du jour, et même si les voitures autonomes tendent à se développer, la suppression des pilotes à bord d’un appareil transportant des centaines de passagers n’est pas pour tout de suite.

L’étude publiée le 7 août dernier révèle que les grandes compagnies aériennes pourraient économiser 35 milliards de dollars chaque année, estime la plus grande banque suisse. Elle rajoute que leurs profits pourraient doubler.

Des chiffres alléchants pour les professionnels de l’aérien. Le coût annuel des pilotes s’élève à 31 milliards de dollars, auxquels il faut rajouter 3 milliards pour leur formation. Avec des avions de ligne automatisés, tous ces frais disparaitraient.

Avant tout, un défi humain pour gagner la confiance des passagers

« Une machine autonome consommera également moins de kérosène. L’intérêt est économique et écologique. La main d’oeuvre sera essentiellement composée d’informaticiens » précise Pascal Kümmerling, expert aéronautique et blogueur au Temps.

L’automatisation aura un coût, mais celui-ci sera certainement réduit du fait du taux d’informatisation déjà très élevé des aéronefs. Au final, c’est un tableau économique idyllique qui est dressé pour cette nouvelle branche autonome.

Les géants du secteur sont déjà séduits, comme Boeing, qui espère effectuer ses premiers tests dès 2018. « Pour le moment, je n’ai aucune idée de comment nous allons y arriver. Mais nous étudions le sujet et nous sommes en train de développer des algorithmes » expliquait Mike Sinnett, vice-président du constructeur américain.

Le projet est bien présent sur les tables et dans les esprits. Mais ces avions autonomes devront faire leur preuve pour surmonter les obstacles réglementaires et convaincre les contrôleurs du ciel. La sécurité devra être optimale, notamment en ce qui concerne le risque de piratage informatique.

Mais au-delà de ces barrières réglementaires, c’est la confiance du passager qui devra être acquise. Seriez-vous prêt à monter dans un avion, tout en sachant qu’il n’y a personne dans le cockpit ? Un vaste débat, où l’on peut dire que la machine ne remplacera jamais l’oeil et la conscience humaine, mais pourra éviter un suicide du pilote…