360 Go de données prouvant l’utilisation abusive de Twitter par la Russe et l’Iran ?

Twitter expose à ses utilisateurs des preuves sur l’utilisation abusive de sa plateforme par des puissances étrangères. Le réseau social vise en particulier la Russie et l’Iran. Si jusqu’à aujourd’hui, des suspicions pesaient sur les deux pays, cette révélation du site de microblogging leur donne davantage de corps. Twitter dispose en effet d’une gigantesque collection de données tendent à prouver les manœuvres abusives que ces gouvernements ont effectuées sur la plateforme.

Les données en question sont composées de 10 millions de tweets, regroupés dans un fichier d’environ 360 Go illustrant comment ces gouvernements se sont servis de Twitter pour attirer l’attention des internautes sur des questions importantes comme l’élection présidentielle américaine ou encore le Brexit.

Si Twitter divulgue ces informations sensibles, c’est parce que le réseau social espère « améliorer la compréhension du public sur les prétendues campagnes d’influence étrangère. »

360 Go de messages épinglés par Twitter

Même si Twitter joue la carte de la transparence avec ses internautes en leur partageant ces données sur la Russie et l’Iran, le réseau social a quand même chiffré certaines informations considérées comme très sensibles. Néanmoins, la plateforme déclare être prête à donner ces informations à des spécialistes qui acceptent de respecter ses règles de confidentialité.

Twitter déclare qu’au total, 4 611 comptes ont été identifiés comme des comptes manipulés par ces pays. L’entreprise ajoute que 3 841 de ces comptes sont en rapport avec l’Agence russe de recherche sur internet tandis que les 770 comptes restants sont des comptes iraniens.

Les gouvernements visés nient les accusations

Le réseau social déclare que le jour du référendum sur l’Union européenne, le 23 juin 2016, 1 102 tweets ont été envoyés de ces comptes avec le hashtag #ReasonsToLeaveEU. De plus, de son côté, la BBC remarque que 3 789 tweets ont mentionné le Brexit.

Pour accroître la visibilité des tweets, les utilisateurs ont activé le processus d’automatisation de tweet et de retweet en passant par le service If This, Then That (IFTT).

Toutefois, les gouvernements visés nient leur implication dans cette supposée campagne d’influence sur Twitter. Si ce fichier tend à prouver le contraire, il faudra sans doute des preuves plus solides pour confirmer la  culpabilité des gouvernements russe et iranien.

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