4 hommes jugés pour viol collectif et pour avoir diffusé la scène sur Snapchat

Certaines personnes n’ont vraiment pas froid aux yeux, quitte à commettre des actes horribles, juste pour faire le buzz sur les réseaux sociaux. C’est le cas de quatre Toulousains qui sont allés jusqu’à se filmer alors qu’ils étaient en train de violer une femme… ils ont ensuite partagé la scène sur Snapchat !  

Les faits se sont passés en 2018, mais il aura fallu attendre trois ans avant que le quatuor ne passe enfin devant la justice. Le procès a débuté ce lundi 1er mars en huis clos à la demande de la victime qui ne souhaite clairement pas que sa situation ne soit encore plus médiatisée qu’elle ne l’est déjà.

Snapchat
Crédits Pïxabay

Les hommes sont accusés de viol collectif, mais d’après les informations rapportées par les médias, les quatre ne semblent éprouver aucun remords par rapport à leur acte. Ravyn Issa, l’avocate de la victime, a notamment indiqué qu’aucun n’a exprimé des regrets et encore moins des excuses.

Trois vidéos du viol sur Snapchat

Il s’agit d’une affaire sordide qui remonte au 16 septembre 2018 dans une banlieue résidentielle de Toulouse. La victime et ses agresseurs se sont rencontrés en boite de nuit. Un peu avant six heures,  les hommes ont entraîné la femme très saoule, dehors, vers le parking. Ils l’ont alors agressé sexuellement à tour de rôle pendant que les autres s’amusaient à filmer le « spectacle ».

Peu après, ils ont partagé les vidéos sur Snapchat, sans se soucier du consentement de la victime. Pendant des jours, trois vidéos différentes de la scène ont fait un gros buzz sur le réseau social au grand dam de la principale concernée qui a alors décidé de porter plainte. 

« Violé par le monde entier »

Pour la victime de ce viol collectif, toute cette histoire est doublement traumatisante, car ce qui lui est arrivé a été partagé les réseaux sociaux, et les internautes ne sont pas toujours compatissants. Certains se sont même amusés de la scène, ne faisant que l’humilier davantage.

« Avec la diffusion des vidéos, elle s’est sentie doublement violée, elle dit même ‘violée par le monde entier’. Etre aujourd’hui devant ses bourreaux, c’est extrêmement douloureux », a déploré Me Issa.

La situation est d’autant plus éprouvante, car ses agresseurs refusent d’admettre leurs torts. « C’est une soirée qui dérape dans un contexte d’alcoolisation », a notamment argumenté l’avocat de l’un des accusés. « Dans un premier temps, la relation est consentie, après… »

Heureusement, et c’est triste, mais ce sont les vidéos en question qui ont permis de prouver la faute du quatuor et les mettre sous les verrous le temps que la justice se prononce enfin sur leur sort.

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