4 mois de prison avec sursis pour avoir diffusé des montages pornographiques de son ex

Le 12 février 2018, les habitants de Château-Chinon ont bien été surpris de découvrir dans leur boîte aux lettres un tract montrant des photos étranges d’une conseillère bancaire de la commune. Le tract était notamment adressé à la présidente de la caisse locale de la banque. Il montrait la conseillère en tenue de ville sur le côté gauche, et seins nus avec le logo du site web pour adultes Jacquie et Michel sur le côté droit.

Soupçonné d’avoir détourné la photo de sa conjointe, le mari de la victime n’a pas arrêté de clamer son innocence pendant son procès devant le tribunal. Cependant, les enquêteurs avaient de nombreuses preuves contre lui. Ainsi, le 28 mai dernier, il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis.

Prison Selfie

Crédits Pixabay

Nous ne connaissons pas les raisons ayant poussé l’homme de 53 ans à détourner la photo de sa femme, mais pour en arriver là, il devait probablement beaucoup en vouloir à sa conjointe.

Des preuves trouvées dans l’ordinateur du conjoint

Lors de son procès devant le tribunal correctionnel de Nevers, le mari de la conseillère bancaire de Château-Chinon n’a pas cessé de déclarer qu’il était innocent. « Je ne suis pas l’auteur de ce tract. Nous sommes un couple ordinaire. Avec un enfant. Des projets. Je suis dépassé par cette affaire qui n’a aucun sens. Je ne sais pas qui veut nous détruire. »

Cependant, l’enquête sur l’affaire pointait du doigt le quinquagénaire. Le compte créé sur Jacquie et Michel avait notamment été ouvert via l’adresse mail de la victime depuis l’ordinateur de son conjoint. Et plusieurs connexions au site web pour adultes avaient également été identifiées depuis cette même adresse IP.

En outre, le nom choisi pour le compte Jacquie et Michel était « Betty Boop Coco ». Or, l’homme de 53 ans était le mieux placé pour savoir que sa conjointe collectionnait les figurines de Betty Boop et que son parfum préféré n’était autre que Coco.

Plusieurs mois de prison

Pour se défendre, le mari de la conseillère bancaire a fait allusion à un complot, mais le tribunal ne l’a clairement pas cru.

Ainsi, le 28 mai dernier, le tribunal correctionnel de Nevers a rendu sa décision et a condamné le quinquagénaire à quatre mois de prison avec sursis.