41 variantes de gènes feraient de nous des gauchers, 7 autres nous rendraient ambidextres, selon ces chercheurs

Une étude publiée il y a quelques semaines a révélé que 41 types de gènes sont toujours présents dans le matériel génétique des personnes gauchères. Dans le cadre de ces travaux, plusieurs chercheurs se sont ainsi associés pour approfondir le sujet, en se basant sur les données génomiques de 1 766 671 individus, provenant de l’entreprise britannique 23andMe.

Comme l’explique la généticienne du QIMR Berghofer Medical Research Institute, Sarah Medlan, tout l’intérêt d’une telle étude réside dans la compréhension des prédispositions de certains individus à devenir gauchers, au même titre que la capacité elle-même, définie par la structuration du cerveau et la façon dont les différentes fonctions y contribuent.

Un individu écrivant avec la main gauche

Crédits Pixabay

Justement, cette découverte ne répond qu’en partie à la question puisque les observations permettent d’affirmer que d’autres conditions (qui n’ont pas pu être isolées pour le moment) sont requises pour qu’un individu devienne gaucher. Ces 41 gènes (7 gènes pour les ambidextres) sont néanmoins des éléments spécifiques ouvrant la voie à la compréhension des différences entre gauchers et droitiers.

Un univers longtemps mal compris

Le monde dans lequel nous vivons est dominé par des objets et des outils conçus pour les droitiers. D’ailleurs, il y a encore quelques dizaines d’années, on avait encore l’habitude de corriger les gauchers pour qu’ils servent de la main droite dans la vie quotidienne, par exemple pour écrire.

Le fait d’être gaucher est par ailleurs associé par les chercheurs à une prédisposition à certains troubles psychiques. Ce qu’ils expliquent par l’asymétrie du cerveau et la position différenciée des zones associées à diverses fonctions chez le gaucher. Une thèse qui a évidemment beaucoup de détracteurs.

Une partie des réponses à l’énigme

Selon les chercheurs, les 41 gènes ne font pas tout, mais ceux qui les possèdent ont plus de chance de faire partie des gauchers. Il en va de même pour les 7 gènes typiques aux ambidextres.

En tout, ces particularités génétiques ne constituent que 12 % des conditions déterminant une aisance à travailler avec la partie gauche du corps, les scientifiques ayant établi que l’environnement pourrait tout aussi bien influencer ces prédispositions.

Et ce, malgré le fait que les données de 1,7 million de personnes aient été mises à profit. Au moins, il est maintenant clair que le fait d’être gaucher, droitier ou ambidextre a bien quelque chose à avoir avec nos gènes.

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