42 chercheurs bloqués en Antarctique après un problème sur un bateau de ravitaillement

Actuellement, le navire de ravitaillement français « L’Astrolabe » est coincé à Hobart à cause d’un problème technique. D’après une déclaration faite par l’Institut polaire français, le 15 novembre 2019, la panne vient de l’hélice du navire. Le bateau peut toujours naviguer, mais les risques sont énormes. Par conséquent, 42 chercheurs sont retenus à la station de recherche Dumont d’Urville, au sud de l’Australie.

Le navire devait arriver la semaine dernière. Il devait ravitailler la station en vivres, en carburant, en courrier et en équipements scientifiques.

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Il transporte également l’équipage qui doit remplacer celui qui est censé rentrer. Le brise-glace français, construit il y a deux ans, ne bougera pas avant que les réparations soient faites.

Heureusement, l’Australie a accepté d’apporter son aide à l’Institut polaire français. Le brise-glace « Aurora Australis » est actuellement sur le chemin du retour et ira chercher les membres de l’expédition le mois prochain.

Une usure inhabituelle des roulements des lignes d’arbre

L’Astrolabe est dirigé par le capitaine Celine Tuccelli. Elle a expliqué à ABC News Australia qu’« une usure inhabituelle des roulements des lignes d’arbre » a été constatée. « Dans les glaces, il ne faut prendre aucun risque pour la sécurité des passagers et de l’équipage », a-t-elle souligné.

Alain Quivoron, chef de la mission française à Dumont d’Urville, a noté que « la plupart des jeunes membres de la mission auraient été heureux de rester plus longtemps ». Toutefois, les plus âgés seraient impatients de retourner chez eux pour retrouver leur famille. La dernière fois que le brise-glace est passé à la station, c’était au mois de février.

Un grand esprit de coopération et de soutien

Jérôme Chappellaz, directeur de l’Institut polaire français, a exprimé sa reconnaissance envers le Département australien de l’Antarctique (AAD). Il a souligné que le maintien en activité des stations de recherche et la gestion des recherches scientifiques auraient été considérablement affectés sans l’intervention de l’agence publique fondée par Phillip Law.

« Il y a un grand esprit de coopération et de soutien entre les nations travaillant en Antarctique et nous sommes très heureux de pouvoir aider nos collègues français en cas de besoin », a déclaré Kim Ellis, directeur de l’ADD. Il a noté que la division prévoit toujours des imprévus pendant la saison estivale. Par conséquent, il ne devrait pas y avoir des répercussions significatives « sur la saison ou les projets ».

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