5 ans de prison pour avoir vendu des boxes contenant du contenu pirate

Le piratage c’est mal et au cas où cela vous seriez sortie de la tête, l’histoire de cet homme est là pour vous le rappeler.

John Haggerty a écopé de 5 ans et 3 mois de prison pour avoir vendu 8000 boitiers décodeurs offrant un accès illégal à des films hollywoodiens et à des chaines de sports en direct.

Ce Britannique avait fondé Evolution Trading Company Limited, une société qui fournissait des appareils basés sur XBMC (Kodi) et dotés d’un service de télévision sur IP par abonnement proposant des contenus piratés. Complice de ses activités, sa femme, Mary Josephine Gilfillan, a été condamnée à deux ans de prison avec sursis.

Avant de se tourner vers la vente de décodeurs contenant du contenu pirate, Evolution Trading était présenté en 2013 comme une société de « commerce en gros de café, thé, cacao et épices. »

Un business florissant

Ces dernières années, la diffusion de contenus pirates directement dans les salons des consommateurs est devenue une affaire énorme avec plusieurs centaines d’offres proposant des services alléchants au public.

John Haggerty et Mary Josephine Gilfillan ont eux aussi voulu avoir leur part dans ce business florissant. C’est pour cela qu’ils ont utilisé leur société, Evolution Trading Company Limited, pour assurer la vente de décodeurs Kodi contenant un service IPTV illégal.

Pour attirer des clients, le couple leur promettait qu’ils allaient faire de grandes économies en accédant à ce service. « Arrêtez de payer pour des factures de satellites ou de câbles élevées. Ne louez plus jamais un DVD ! Avec Stream Box, vous pouvez regarder n’importe quel film, du dernier blockbuster aux grands classiques du cinéma. » Voilà ce qu’on pouvait lire sur le site internet de leur entreprise.

Un service gratuit

Le couple britannique a mis le paquet en termes de communication pour vendre le plus de décodeurs possible. Il assurait que Stream Box était le futur de la télévision. « Regardez n’importe quel programme gratuitement, » tel était le slogan de la société de piratage.

Néanmoins, une enquête menée par la Federation Against Copyright Theft a mis fin à ce petit business qui a tourné à plein régime entre 2013 et 2015. Durant cette période, John et Mary ont gagné 764 000 livres sterling grâce à la vente de décodeurs à contenu pirate.

D’après Chronicle Live, Haggerty avait de nombreuses pièces d’identité avec différents noms pour cacher son activité.