50 % de chances de trouver une vie sur Mars d’ici trois ans ?

Mars se trouve au centre de toutes les attentions et ce n’est pas près de changer. Plusieurs missions sont en effet prévues durant ces prochaines années et ExoMars en fait précisément partie. Or justement, selon Susanne Schwenzer, une astrobiologiste de l’équipe, nous aurions environ 50 % de chances de trouver une forme de vie sur la planète rouge d’ici ces trois prochaines années.

ExoMars est né dans les années 2000. L’ESA comptait en effet élaborer un véhicule capable de se rendre sur Mars.

Mars

Toutefois, face au coût prohibitif d’une telle mission, l’agence spatiale européenne a été obligée de repousser le projet à plusieurs reprises.

ExoMars, la mission de tous les espoirs

En 2005, l’ESA l’a finalement inscrit sur la liste de ses missions prioritaires et les ingénieurs de l’agence ont commencé à travailler dessus.

Le programme regroupe deux missions distinctes reposant sur un orbiteur, un atterrisseur et un rover automatisé. La première phase s’est bien déroulée et l’ESA travaille désormais d’arrache-pied sur la deuxième partie de la mission.

Cette phase s’appuiera sur un rover portant le même nom que la mission. ExoMars pèse environ trois cents kilos et il est équipé de plusieurs instruments et outils, à commencer par une foreuse capable d’effectuer un prélèvement jusqu’à deux mètres de profondeur.

Lorsque le rover sera déployé sur la planète rouge, il rejoindra la zone définie par les ingénieurs de la mission et il prélèvera une carotte dans le sol martien avant de l’analyser à l’aide de son laboratoire. L’ESA espère que cet échantillon nous donnera de plus amples informations sur la composition de la planète et – éventuellement – de ses occupants.

Une foreuse pour rechercher d’éventuelles formes de vie

En effet, si l’on en croit les analyses menées durant ces dernières années, alors Mars serait potentiellement en mesure de soutenir la vie. La planète rouge abriterait en effet des poches d’eau et de la matière organique. Il est par conséquent possible que des micro-organismes se soient développés sous sa surface.

Susanne Schwenzer, une astrobiologiste travaillant sur la mission ExoMars, aurait précisément évoqué cette question à l’occasion d’un entretien relayé par le National Post. Au cours de l’échange, l’experte aurait notamment déclaré que les chances de découvrir une forme de vie sur la planète rouge dans ces trois prochaines années – le lancement du rover est actuellement planifié pour l’année 2020 – seraient de l’ordre de 50 %.

Autrement dit, nous aurions donc une chance sur deux de découvrir une forme de vie extraterrestre dans ces prochaines années.

Il est cependant préférable de ne pas sabrer le champagne trop vite. Si la plupart des astrobiologistes pensent que les profondeurs martiennes ont une chance d’abriter la vie, on ignore encore si cette supposée forme de vie a pu se développer sur l’ensemble de la planète.

50 % de chances de trouver une forme de vie extraterrestre dans ces trois prochaines années ?

En supposant que des micro-organismes se cachent réellement sur Mars, alors il est tout à fait possible que ces derniers se soient regroupés dans certaines régions.

Et tout le problème est là finalement, car un rover n’est pas totalement libre de ses déplacements. Opportunity, par exemple, a parcouru seulement 45,16 kilomètres en l’espace de quatorze ans. Curiosity, pour sa part, n’a pas parcouru plus de vingt kilomètres.

En conséquence, et même si les scientifiques pensent avoir localisé les zones les plus propices à l’apparition d’une forme de vie grâce à leurs sondes, l’opération semble tenir davantage de l’histoire de l’aiguille et de la botte de foin.

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