5G : Les Etats-Unis pressent la Grande-Bretagne de boycotter Huawei, le gouvernement britannique exige une alternative

Récemment, nous vous rapportions que la Grande-Bretagne envisageait de désigner Huawei comme son fournisseur d’équipements pour son infrastructure de réseau 5G. Toutefois, les États-Unis ont visiblement mal pris la nouvelle et, le mois dernier, CNet nous a révélé qu’une délégation composée de responsables américains s’est déplacée à Londres dans l’objectif de convaincre une dernière fois le gouvernement britannique d’écarter la firme chinoise Huawei de son infrastructure 5G.

Selon Bloomberg, qui a cité une personne anonyme au courant de la réunion, la délégation a déclaré au gouvernement britannique qu’il n’existe aucun moyen pour le Royaume-Uni de réduire les risques de sécurité que pourrait entraîner Huawei s’il obtenait l’accès à l’infrastructure réseau du pays.

Intel 5G

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Ainsi, les responsables américains pressent la Grande-Bretagne d’exclure les équipements de l’entreprise chinoise du réseau de cinquième génération.

Les États-Unis ne démordent pas sur la dangerosité de Huawei

Pour rappel, Huawei est actuellement le deuxième plus grand fabricant de smartphones au monde. Toutefois, la firme chinoise n’arrive pas encore à percer aux États-Unis en raison des préoccupations soulevées par les différents services de sécurité du gouvernement, notamment, le FBI, la CIA, la NSA, la FCC et le House Intelligence Committee.

Le gouvernement américain clame effectivement haut et fort depuis un bon moment que Huawei entretient des relations étroites avec le gouvernement chinois. Par conséquent, les États-Unis soupçonnent la Chine d’espionner d’autres pays et entreprises par le biais des équipements de Huawei.

La Grande-Bretagne exige que les États-Unis lui présentent une alternative à Huawei

Malgré tout, le Premier ministre britannique Johnson a exprimé sur la BBC Breakfast, le mardi 14 janvier 2020 que son gouvernement a déterminé que certains équipements de Huawei ne se trouvaient pas en Occident. Autrement dit, si la Grande-Bretagne ne faisait pas affaire avec Huawei, elle pourrait se retrouver privée d’une infrastructure sans fil 5G optimale. La Grande-Bretagne, a-t-il déclaré mérite « l’accès à la meilleure technologie possible. Nous voulons mettre le gigabit à large bande pour tout le monde ». Ainsi, le Premier ministre envisagerait ainsi de permettre à Huawei d’accéder aux parties non sensibles de l’infrastructure réseau britannique.

Il ajoute également : « Maintenant, si les gens s’opposent à une marque ou à une autre, ils doivent nous dire quelle est l’alternative ». Un porte-parole du gouvernement britannique a ensuite écrit dans un communiqué que « la sécurité et la résilience des réseaux de télécommunications étaient d’une importance capitale. Le gouvernement continue de réfléchir à sa position sur les fournisseurs à haut risque et une décision sera prise en temps voulu ». Toutefois, Reuters informe que la Grande-Bretagne devrait prendre une décision sur le fait d’engager ou non Huawei pour son infrastructure réseau au plus tard vers la fin de ce mois de janvier.

Huawei pourrait être une menace d’envergure pour le Five Eye

Par ailleurs, le sénateur américain Marco Rubio a écrit dans une lettre publiée le mercredi 15 janvier 2020 qu’il existait de nombreuses preuves que Huawei est lié au gouvernement chinois et a rappelé que la décision du Royaume-Uni impacterait sur la sécurité des États-Unis, de l’Australie, du Canada et de la Nouvelle-Zélande. Il écrit :

Alors que le Royaume-Uni a mis en place de solides mesures de protection de la communication et de la cybersécurité, de telles mesures sont largement et sérieusement insuffisantes compte tenu de ce que les Etats-Unis et d’autres partenaires de Five Eye connaissent de Huawei. J’espère que vous rejetterez rapidement l’inclusion de Huawei dans n’importe quel aspect de la 5G du Royaume-Uni.