6 choses que vous ne savez peut-être pas sur le Project Blue Book, le programme américain d’étude des OVNIs

Le Project Blue Book est une commission américaine d’enquête sur les OVNIs démantelée à la fin des années 60. Les renseignements que le programme a permis de récolter continuent d’intriguer.

Entre 1952 et 1969, l’US Air Force a mené une série d’études sur les observations des phénomènes aériens non identifiés. Le programme avait pour nom de code Project Blue Book. Bien que le projet ne soit plus actif depuis plus de 50 ans, les histoires sur ses découvertes et son fonctionnement continuent de fasciner les experts et les internautes.

Une photo montrant la Terre vue depuis l'espace
Crédits Pixabay

Voici six choses que vous ne saviez peut-être pas sur cette commission d’enquête secrète.

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Pas le premier de son genre

Le projet Blue Book n’était pas le premier de son genre aux États-Unis. En 1947, un pilote du nom de Kenneth Arnold aurait repéré neuf objets volants non identifiés brillants au-dessus du mont Rainier dans l’État de Washington. Le gouvernement américain a alors lancé le projet SIGN pour déterminer si de telles manifestations constituaient une menace. En 1948, le projet SIGN aurait publié un document qui indique que les extraterrestres étaient une explication possible des observations de Kenneth Arnold. Le projet Grudge est ensuite venu le remplacer en 1949.

Une appellation pour le moins classique

Le terme blue book ou livre bleu dans la traduction française désigne aux États-Unis une compilation de données chiffrées et de statistiques. L’expression peut également désigner un rapport annuel. La mission de la commission était de répertorier et d’enquêter sur les phénomènes aériens non identifiés. D’où l’appellation de Project Blue Book.

Un officier dédié dans chaque base de l’US Air Force

La cellule avait pour mission de créer un questionnaire standardisé pour les observations d’OVNIs. « Dessinez une image qui montrera la forme de l’objet ou des objets ? Dans quel état était le ciel ? Est-ce que l’objet accélérait ? Changeait-il de forme?», sont des exemples de question que la commission pouvait poser. Chaque base de l’armée de l’air américaine avait fini par désigner un officier spécial pour collecter les renseignements sur les phénomènes aériens non identifiés.

Plus de 10 000 rapports

À son démantèlement, le Project Blue Book avait rassemblé 12 618 rapports d’OVNIs. 701 mentionnent des phénomènes jamais expliqués. Près de la moitié de ces objets volants non identifiés sont apparus en 1952, dont 1501 ont été clairement aperçus.

Des visions différentes

Chaque personne à la tête du projet Blue Book avait sa propre vision. Le capitaine Edward J. Ruppelt a considéré la mission comme une enquête scientifique sérieuse. On lui doit par ailleurs l’invention du terme OVNI. Le major Hector Quintanilla – qui a repris le projet en 1963 – s’est concentré sur la répression de l’intérêt du public pour les phénomènes aériens inexpliqués. Une vision qui le conduira finalement à des accusations de dissimulation par le gouvernement.

De fausses explications

La commission a fourni des explications scientifiquement fausses sous la direction de Quintanilla. Le dirigeant voulait avant tout réprimer la curiosité du public. Ce qui fera alors intervenir le Congrès américain.