6 mois de prison pour revenge porn au Canada

Un homme vivant à Calgary au Canada vient d’apprendre à ses dépens que ce n’est pas une bonne chose de se tourner vers le revenge porn pour régler ses comptes avec son ex. L’homme en question a publié la sextape de son ancienne petite amie sur Internet et a également déclaré que celle-ci était une fille facile et était atteinte d’une maladie sexuellement transmissible. Cette action n’est pas passée inaperçue devant la justice puisque l’homme a fini par être condamné à 6 mois de prison.

Selon les informations, le juge Karim Jivraj s’est accordé avec le procureur Martha O’Connor pour dire que la publication d’images intimes sur la toile est devenue un problème majeur au niveau de la société. De ce fait, Jivraj a rejeté l’appel de l’avocat de la défense, Alain Hepner, qui a demandé à ce que son client ne soit pas mis en prison. Hepner voulait que ce dernier reçoive une sentence qui lui permette de travailler pour la communauté ou à la rigueur une sentence intermittente de trois mois de prison qu’il pourrait passer durant les week-ends.

Une femme se tenant le visage dans la pénombre
Photo de Juan Pablo Serrano Arenas provenant de Pexels

De son côté, le procureur O’Connor a demandé une sentence de neuf mois de prison suivie d’une période de probation. Mais finalement, le juge s’est arrêté à 6 mois de prison plus une période de probation de 12 mois. L’on sait que l’accusé a plaidé coupable d’avoir partagé des images intimes sans le consentement de la victime.

Comment l’affaire a commencé

L’histoire a commencé en avril 2018 lorsque l’homme a décidé d’uploader une vidéo intime de la victime sur un site pour adulte sans que celle-ci ne soit au courant. La vidéo en question la montrait en train d’avoir une relation sexuelle avec lui. Le visage de ce dernier était caché, mais on pouvait clairement identifier son visage à elle.

D’après ce que l’on sait, elle avait accepté de se faire filmer mais elle a bien précisé que l’enregistrement devait rester secret.

Un mois avant la publication de la vidéo privée, l’homme avait déjà écrit des commentaires concernant la victime sur le site web thedirty.com. Il y divulguait des informations personnelles à propos de son ex-petite amie incluant son lieu de travail et une photo d’elle. Il a aussi suggéré qu’elle menait une vie de débauche et avait une maladie sexuellement transmissible.

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Les déclarations de la victime

Face à cette attaque personnelle perpétrée par son ex, la victime a indiqué qu’elle s’est sentie dévastée lorsque ses neveux ont découvert la vidéo et les commentaires sur elle. Devant le juge, elle a déclaré qu’elle était encore en train de se remettre de la honte et de l’embarras causés par le fait de savoir que son neveu l’a découverte sur thedirty.com, et aussi que son autre neveu et sa petite amie ont vu la vidéo sur Pornhub.

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Voilà une histoire qui nous rappelle que la diffusion d’images ou de vidéos intimes de quelqu’un sans son accord est un crime puni par la loi.

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