6 sites célèbres qui ont fini par disparaître

Internet est en perpétuel renouvellement. Chaque semaine, des dizaines de milliers de nouveaux sites voient le jour. D’autres disparaissent. Et voici justement 6 sites célèbres qui marchaient très fort en leur temps, mais qui ont fini par s’évaporer.

Juste avant l’été 2021, on dénombrait pas moins de 1,88 milliard de sites web dans le monde. Un chiffre impressionnant quand on sait que le web a réellement commencé à se démocratiser au début des années 2000.

Une femme en train de surfer sur Internet
Photo de Sergey Zolkin sur Unsplash

Mais voilà, pour dix ou vingt sites qui ouvrent, il y en a au moins un qui ferme ses portes. Et si ces derniers passent le plus souvent inaperçus, il arrive aussi parfois que des sites très populaires finissent par s’envoler, comme s’ils n’avaient jamais réellement existé.

La preuve par l’exemple, avec ces 6 sites que la plupart des trentenaires ou des quarantenaires ont visités au moins une fois dans leur vie et qui ont tragiquement sombré dans l’oubli.

Cette liste n’a bien entendu pas pour vocation à être pleinement exhaustive. Il s’agit d’une sélection personnelle. Une sélection que vous êtes bien entendu libres de compléter comme bon vous semble.

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Rotten

La page d'accueil de Rotten et sa célèbre accroche
La page d’accueil de Rotten et sa célèbre accroche

On attaque fort avec Rotten, un site qui a été créé en 1997 et qui a défrayé la chronique à de nombreuses reprises.

Il avait en effet pour spécialité de diffuser les contenus les plus choquants trouvés en ligne. A l’époque, il y avait moins de filtres, moins de lois et le web tenait un peu du Far West.

Rotten a donc profité de l’occasion pour présenter aux internautes des contenus extrêmement choquants, comme des suicides, des mutilations, de la violence, des malformations ou encore des photos et des vidéos dépeignant des autopsies. Des contenus qui, d’après les détracteurs du site, n’étaient cependant pas toujours authentiques.

Quoi qu’il en soit, l’administrateur du site a jeté l’éponge en 2017.

Lycos

Lycos et sa célèbre mascotte
Lycos et sa célèbre mascotte

Si vous avez connu le web des années 90, alors vous vous rappelez forcément de Lycos, le moteur de recherche qui avait pour mascotte un chien, et plus précisément un retriever noir.

A l’origine, ce n’était pourtant qu’un simple projet expérimental. Un projet mené par le professeur Michael Mauldin qui travaillait pour l’université Carnegie-Mellon à Pittsburgh.

Contre toute attente, le concept a séduit et Lycos a fini par s’ouvrir au public, connaissant par la même occasion de belles années. Tout a cependant changé avec l’arrivée de Google. Très vite, le moteur a perdu de sa superbe et il est alors passé de main en main. Et si le site est toujours en ligne, il ne ressemble plus vraiment à celui que nous connaissions.

Grooveshark

On revient un peu dans les années 2000 avec Grooveshark, un site que nous avons été très nombreux à fréquenter.

A l’origine, Grooveshark a été créé en mars 2006 par trois étudiants américains qui cherchaient un moyen de partager et de télécharger plus facilement de la musique. Sans grande surprise, leur solution a cartonné et elle a rapidement séduit de nombreux internautes.

Hélas, ce succès croissant a aussi amené les ayants droit à se pencher sur son cas et ses administrateurs ont finalement décidé d’abandonner l’aventure en mai 2015, suite aux nombreux procès dont il faisait l’objet.

A noter que Josh Greenberg, l’un de ses fondateurs, s’est donné la mort quelques mois plus tard.

Megaupload

Megaupload avant que son nom ne soit raccourci
Megaupload avant que son nom ne soit raccourci

Tout le monde se souvient du 19 janvier 2012. Nous étions tranquillement en train de vaquer à nos occupations quand nous avons appris que le site d’hébergement Megaupload avait été fermé, suite à une action entreprise par la justice américaine.

En cause, les nombreuses infractions au copyright recensées par les autorités. Megaupload, comme beaucoup d’autres à l’époque, était en effet massivement utilisé par les sites pirates pour partager du contenu illégal en toute discrétion.

La suite de l’histoire, vous la connaissez déjà. Kim Dotcom, le fondateur de l’entreprise, a remis le couvert avec Mega, le successeur de son site. Qu’il a ensuite quitté en 2013. Et depuis, il fait toujours face à des poursuites, les Etats-Unis faisant des pieds et des mains pour pouvoir l’extrader et le juger sur leur sol.

Orkut

Orkut, petit réseau social parti trop tôt
Orkut, petit réseau social parti trop tôt

Orkut était un peu moins connu en Europe, mais il avait acquis une certaine popularité en Inde.

Créé par Orkut Büyükkökten alors que ce dernier travaillait pour Google, le site avait pour but de connecter les internautes entre eux en leur permettant d’échanger et de partager du contenu.

Toutefois, et en dépit de ses nombreuses qualités, il n’a jamais réussi à s’exporter dans le monde et il a fini par mourir de sa belle mort.

Jaiku

Jaiku, qui était l'alternative à Twitter
Jaiku, qui était l’alternative à Twitter

Certains d’entre vous ne l’ont sans doute pas oublié. A l’époque de la création de Twitter, un autre service proposait peu ou prou la même chose, Jaiku.

Créé en février 2006 par Jyri Engeström et Petteri Koponen, il a connu de belles années avant d’être racheté par Google un an plus tard. Et comme pour beaucoup d’autres services, ce rachat a signé son arrêt de mort.

Jaiku a en effet été fermé le 15 janvier 2012, ce qui a laissé toute latitude à Twitter pour s’imposer sur le marché. Un beau gâchi.