7 tests de sorcière qui étaient impossibles à passer

Si actuellement, le mot « sorcière » ou « sorcier » prête à sourire et est pris gentiment, à tel point qu’on s’amuserait bien à déguiser notre fille en jolie petite sorcière lors de Halloween, ou à contacter une voyante juste pour le plaisir de s’entendre dire sa bonne aventure, les choses étaient (très) loin d’être aussi bon enfant au 18ème siècle !

En effet, vous avez probablement déjà eu vents des pratiques de chasses de sorcières, du travail de chasseur de sorcières et de toutes les tortures et infamies qu’on faisait subir à ces femmes qui étaient supposées être des suppôts de Satan !

Credits Pixabay

Mais, connaissez-vous les différentes épreuves courantes qu’on faisait passer aux suspectes pour déterminer si oui ou non, elles étaient copines avec le Diable ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

1. Le procès par l’eau

Avant, la croyance voulait que les sorcières aient renié le sacrement du baptême et, selon la logique des gens de l’époque, cela signifiait que si une sorcière était jetée à l’eau, cette dernière rejetterait le corps de la femme et l’empêcherait de se noyer.

Ainsi, quand une personne était soupçonnée d’être une sorcière, elle était déshabillée, ligotée et jetée à l’eau. Si l’accusée se noyait, elle redevenait innocente mais si elle ne se noyait pas, elle était à coup sûr une sorcière. C’est ainsi qu’une femme hongroise qui se nommait Dorko Boda a été battue et brûlée vive sur le bucher après qu’elle eut raté ou réussi – cela dépend du point de vue – le procès par l’eau.

2. Le test de la prière

Si vous êtes fan des films ou séries exorcistes, vous savez sans doute que la prière est censée avoir un certain effet sur les sorcières. A l’époque médiévale, cette croyance était très répandue, à tel point que les personnes accusées de sorcellerie devaient réciter parfaitement des extraits de la Bible et, généralement la prière du Notre Père.

Si jamais l’accusé se montrait nerveux ou qu’il/elle récitait incorrectement le texte, en oubliait des phrases ou autres, il/elle était considéré comme un suppôt de Satan. Mais, ironiquement, même si ledit texte était récité sans faute, cela ne garantissait pas l’acquittement. Ce fut le cas pour George Burroughs, un homme accusé d’être un sorcier qui ne commit aucune faute dans la récitation de la prière.

En fait, ses juges ont même jugé la récitation trop parfaite et l’ont quand même pendu.

3. Le test du toucher

Ce test est né de l’idée que les victimes de sorcellerie auraient une réaction particulière au contact de leur ensorceleur.

On amenait alors une personne accusée de sorcellerie devant une personne possédée ou sujette à des crises et l’accusée devait poser la main sur sa supposée victime. Si ce geste ne provoquait aucune réaction, cela signifiait que l’accusé était innocent mais si la personne possédée ou en crise se déchaînait, alors les gens de l’époque pensait que c’était la preuve de la culpabilité de l’accusé.

4. Les gâteaux de sorcière

Ne lisez pas ceci au moment du repas. Auparavant, si une personne était victime d’une maladie ou d’une possession mystérieuse, les chasseurs de sorcières prélevaient un échantillon de l’urine de la victime, puis le mélangeaient à de la farine de seigle et des cendres avant de les ajouter à un gâteau.

Ce « gâteau » particulier était ensuite donné à un chien ou à un animal supposé être un familier du sorcier ou de la sorcière dans l’espoir que la bête tombe sous l’emprise du chasseur et révèle le nom du sorcier coupable.

5. La marque des sorcières

Saviez-vous qu’auparavant, les personnes soupçonnées d’être des sorciers ou sorcières étaient déshabillées publiquement et scrutées pour voir si elles présentaient des tâches disgrâcieuses, des imperfections physiques, des cicatrices, des plaies, des tatouages ou des tâches de naissance qui étaient considérées comme la marque qu’apposait le diable lui-même sur ses suppôts ?

6. L’épreuve du grattage

Le test du grattage est fondé sur l’idée que si des personnes possédées grattaient des sorciers jusqu’au sang, elles pouvaient se soulager de leur mal. Ainsi, si une personne présentait moins de signe de démence après avoir gratté une autre personne, cette dernière était sûrement un pratiquant de l’art occulte !

7. Les incantations

Voici une histoire intéressante. Au XVIème siècle, Alice Samuel, son mari et sa fille avaient été accusés d’avoir ensorcelé cinq filles de la riche famille Throckmorton. Les juges décidèrent alors de leur faire passer l’épreuve des incantations. Il s’agissait de forcer les Samuels à exiger que le diable libère les victimes de leur sort en déclarant : « comme je suis une sorcière alors je charge le diable de laisser Maîtresse Throckmorton sortir de sa forme actuelle ».

Apparemment, les filles possédées auraient immédiatement retrouvé leur état normal et vous devinez la suite, les Samuels ont été pendus pour sorcellerie.