8 distributeurs de Bitcoins placés sous scellés

Au cours de ces dernières années, un véritable engouement s’est créé autour du Bitcoin. Désormais, il existe même des distributeurs qui permettent d’acheter et de vendre cette cryptomonnaie. La société polonaise ATS en a implanté quelques-uns en France. Il y a quelques jours, le site 20 Minutes a révélé que cette firme était au centre d’une enquête policière.

ATS est en effet soupçonné de blanchiment d’argent. Les policiers tentent actuellement de savoir si la société se sert de ses distributeurs de bitcoins pour effectuer des transactions illicites. Jusqu’à ce que la lumière soit faite sur cette affaire, ils ont placé huit de ces machines sous scellés.

Un jeune homme triste
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Anne-Sophie Coulbois, la cheffe de l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), a indiqué au micro de 20 Minutes qu’il s’agissait de « la première opération de ce type en France. »

191 000 euros saisis par la police

C’est le 18 décembre 2020 que la police judiciaire a placé sous scellés huit distributeurs de bitcoins appartenant à ATS. Ces machines se trouvaient à Lille, Cannes, Nice, Grenoble, Rouen, Paris et Marseille. Au cours de cette opération, les enquêteurs de la police judiciaire ont saisi environ 191 000 euros.

L’enquête visant la société polonaise est maintenant entre les mains de la direction interrégionale de la police judiciaire de Lille. Pour le moment, les policiers n’ont pas encore trouvé d’éléments pouvant incriminer directement ATS. Néanmoins, ils ont découvert que ces distributeurs n’étaient pas enregistrés auprès de l’AMF (Autorité des marchés financiers). Pourtant, c’est ce que la loi exige.

Les soupçons se tournent vers ATS

ATS a du souci à se faire. Comme le rapportent nos confrères du site 20 Minutes, les douanes ont contrôlé certains de ces employés à la frontière franco-belge. Il s’avère que ces derniers avaient en leur possession une somme avoisinant les 40 000 euros. L’origine de cet argent a soulevé de nombreuses questions.

Cette affaire a éveillé les soupçons des enquêteurs.

« Nous soupçonnons le caractère illicite des fonds parce que nous avons fait le rapprochement avec un contrôle des douanes à la frontière franco-belge d’employés cette société, avec un peu plus de 40 000 euros à la provenance douteuse », a confié une source proche de l’enquête.

Anne-Sophie Coulbois a déclaré que « l’enquête est toujours en cours, en particulier sur ce volet-là. » On attend donc d’en savoir plus.   

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