A Bruxelles, les prostituées sont en grève suite au meurtre de l’une d’entre elles

La victime a été retrouvée entre le trottoir et la porte du bâtiment où elle vivait, à Schaerbeek dans le nord-est de la Région bruxelloise. Le corps sans vie de la prostituée a été poignardé à plusieurs reprises aux environs de 04h45 du matin.

L’Union des Travailleurs (euses) du Sexe Organisés pour l’Indépendance (UTSOPI) s’est mise en grève pour manifester son désarroi.

Reconnaissance Faciale Prostitution

FindFace a été utilisé pour identifier des prostituées et des actrices x.

Un crime d’une violence particulière

La jeune prostituée de 20 ans d’origine nigériane a apparemment reçu 17 coups de couteau. Elle a été retrouvée entre le trottoir et la porte du bâtiment où elle vivait, rue Linné, selon les résidents. Ils mentionnent également la possibilité d’un client insatisfait.

Selon Ine Van Wymersch, porte-parole du parquet de Bruxelles : “Lundi matin vers 5 heures, la police a été appelée pour une dame qui se trouvait gravement blessée sur le trottoir. Les services de secours sont immédiatement intervenus. Apparemment, cette dame avait reçu plusieurs coups de couteau et elle est décédée à l’hôpital suite à ses blessures.”

Dans le quartier Nord, les travailleuses du sexe sont sous le choc. Marie, du collectif UTSOPI, explique que “cela a été très difficile à encaisser, quand on m’a réveillée à 5h30 du matin pour me le dire. Cela a été un choc, parce que je vis dans le quartier depuis 1992 et je n’ai jamais connu de crime”.

Les travailleuses du sexe donnent de la voix

Suite à cet évènement tragique, l’UTSOPI avait pris la parole pour dire que les collègues de la jeune victime étaient choqués par cette terreur, et qu’une grève était prévue. Ainsi, les carrées sont vides et les néons éteints depuis mardi dans le quartier Nord à Bruxelles.

Il faut dire que dans la rue où a eu lieu le meurtre, à cheval entre Schaerbeek et Saint-Josse, l’insécurité est grandissante. “Ce quartier est devenu d’une violence rare. Il y a beaucoup de problèmes de toxicomanie, des dealers, des détritus, des saletés. Ils crachent sur nos vitrines, ils pissent. Quand vous vous promenez le soir ou la journée, on deale de la drogue à tous les coins de rue, on vend des choses volées. C’est un quartier de non-droit ici, c’est le far-west”, explique Marie.

Pour l’instant, aucun suspect n’a été arrêté. Selon certains témoins, l’agression aurait pu avoir eu lieu dans une carrée. Une vaste enquête menée par la police judiciaire fédérale (PJF) de Bruxelles est en cours.