A la recherche des origines de la vie

On s’interroge depuis longtemps sur les origines de la vie. Il existe de nombreuses études qui essayent de percer ce mystère. On sait que les premières cellules vivantes sont apparues sur Terre il y a environ 3,7 milliards d’années. Selon une première théorie, tout serait parti d’une soupe primitive ou primordiale. Pendant des années, les scientifiques ont tenté de reconstituer cette soupe primordiale en laboratoire.

La première expérience de ce genre a eu lieu en 1953. Elle a été menée par les chercheurs Stanley Miller et Harold Clayton Urey. Les résultats qu’ils ont obtenus étaient assez encourageants. Plus récemment, des chimistes de l’Université Harvard ont réitéré cette expérience, mais cette fois-ci avec des technologies plus modernes. Ces derniers ont réussi à générer des cellules dites « phénix » à partir d’eau, d’éléments chimiques basiques et de lumière. Elles ont hérité de ce nom car elles renaissent après leur mort.

Crédits Pixabay

En février 2021, un groupe de scientifiques a mené une nouvelle étude qui a fait l’objet d’une publication dans la revue Communications Chemistry. Ils ont étudié le phénomène d’auto-réplication avec de nouvelles perspectives pour tenter d’expliquer les origines de la vie.

Créez la vie en laboratoire ?

À travers cette étude, les chercheurs ont voulu modéliser des systèmes chimiques plus représentatifs de ce qui s’est réellement passé lors de la formation de la vie sur Terre. Pour leurs expériences, ils ont fait appel à des éléments chimiques conçus en laboratoire.

« Les éléments chimiques que nous utilisons dans nos expériences ne se trouvent nulle part dans la nature », a expliqué Juan Pérez Mercader, coauteur de cette étude.

Les auteurs de cette étude ont utilisé une soupe chimique aqueuse qu’ils ont placée sous un microscope équipé d’une lampe pour recréer la lumière solaire. Ils ont ajouté des bulles d’oxygènes à ce mélange pour amorcer des réactions chimiques.

A lire aussi : Et si vous tentiez de doubler votre salaire grâce au concours lancé par Expectra (groupe Randstad) ?

Des informations importantes

 À l’issue de cette expérience, les chercheurs ont pu obtenir des structures appelées micelles. Celles-ci s’apparentent à des boulettes avec des poils hérissés. De précédentes études ont montré qu’à un certain de leur développement, ces micelles se remplissaient d’eau et se transformaient en vésicules.

Par la suite, elles implosent avant de se reformer de nouveau. L’étude réalisée par Juan Pérez Mercader et son équipe a révélé que la mort de ces cellules était essentielle à leur reproduction. À chaque fois qu’une cellule phénix implose, elle distribue des matériaux indispensables à la formation de nouvelles structures. D’après les chercheurs, ce processus imite le processus reproductif de la vie.

Les auteurs de cette étude ont souligné le fait que la vie faisait plus que se reproduire. Elle traite l’information, se nourrit et évolue. Une fois que les chercheurs auront réussi à combiner toutes ces propriétés, ils pourront créer des systèmes qui permettront de mieux comprendre l’origine de la vie.

Mots-clés biologie