A Lille, une plateforme illégale du Darknet a été démantelée

Pour la première fois en France, la Douane a réussi à démanteler une plateforme illégale du Darknet. L’annonce a été officiellement faite par le Ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin. Il a déclaré dans un communiqué de presse : « Cette opération exceptionnelle, première du genre en France, s’est déroulée simultanément dans plusieurs villes de France et a mobilisé plus d’une quarantaine d’agents. »

D’après les enquêtes de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, c’est une mère de famille lilloise qui était à a tête de la plateforme nommée « Black Hand. »

La femme était apparemment mère au foyer avec deux enfants et avait comme pseudonyme « Anouchka. » Les investigations ont cependant révélé que ce n’était pas son seul pseudonyme.

La femme, dont l’identité a jusqu’ici été gardée anonyme, a été arrêtée par la police dans la région de Lille.

Black Hand, un forum dédié aux produits et services illicites

Black Hand est un forum de discussion illégale qui sert à la vente de nombreux produits et services illicites. La plateforme existe depuis près de deux ans et sa fermeture a conduit à l’arrestation de quatre personnes. Le démantèlement a également conduit à la saisie de près de 4000 euros d’argent liquide ainsi que de plus de 25 000 euros en monnaie virtuelle.

Selon les résultats des enquêtes dévoilés par le responsable de l’opération, la suspecte connue sous le pseudo d’Anouchka n’est pas la créatrice du site.

Si la femme n’a pas de casier judiciaire, il a été également révélé que ce n’est pas la première fois qu’elle œuvre dans le domaine du Darknet. Il semblerait que celle-ci ait assez peu de compétences dans le domaine de l’informatique.

Les détails de l’enquête

Les enquêteurs ont pu accéder au contenu du serveur de Black Hand. Les premières investigations techniques y ont trouvé plus de 200 000 messages. Plus de 3000 personnes avaient des comptes enregistrés. Il n’y a jamais eu aucun doute sur la nature de cette place de marché française.

Les suspects arrêtés ont été remis aux enquêteurs de la sous-direction pour la lutte contre la cybercriminalité de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Ils passeront 48 heures supplémentaires en garde à vue obligatoire avant d’être jugés. Selon d’autres rapports, les suspects sont inexpérimentés au point de se faire prendre. Tous sont sans emploi et ne faisaient nulle autre activité.