A Marseille, un homme a été poursuivi pour avoir filmé sous les jupes de ses employées

Devant le barreau de Marseille, O. a été jugé coupable d’avoir pris en vidéo les dessous de deux de ses employées. L’homme âgé de quarante-sept ans se trouvait à la direction de l’agence Espace Emploi Argic-Arrco Paca. Son renvoi a été suivi de quatre mois de prison. Pour l’instant, il ne s’agit que d’une condamnation avec sursis puisque le verdict final sera prononcé ultérieurement.

Anciennement directeur d’une association d’aide aux chercheurs d’emploi, O. avait placé une caméra à l’insu de ses salariées. Placée à la hauteur idéale, il avait installé discrètement l’objectif entre deux boîtes d’archives. Apparemment, l’angle de vue n’avait pour orientation que les dessous des femmes qui travaillaient dans l’agence.

Prison Selfie

Au final, le quadragénaire a pu tourner cinquante-trois minutes de scène montrant l’intimité de ses collègues féminines.

Des dessous en gros plan

Auparavant, les deux victimes notaient déjà des agissements suspects de leur ancien employeur. Quand il occupait encore son poste, O. reprochait très souvent leurs façons de s’habiller. Ce dernier aurait affirmé ses préférences pour les talons hauts. Il aurait aussi ajouté avoir un faible pour les minijupes. C’est d’ailleurs ce que les deux employées ont porté par la suite.

La procureure Brigitte Lanfranchi a avait rapporté que dans la vidéo, il n’y a avait effectivement pas de talons perchés. Les dessous des deux plaignantes y étaient clairement visibles. Elle est convaincue que cela ne peut pas être le fruit du hasard.

Certes, O. a su cacher la caméra d’une manière astucieuse. Toutefois, le quadragénaire a été démasqué et s’est très vite retrouvé à la barre des accusés. Le voyeur a été jugé pour atteinte à l’intimité de la vie privée.

Il a plaidé non coupable

Selon Maître S., l’avocat d’O., l’homme n’aurait pas eu des intentions malsaines. À la place, elle a avancé un excès de zèle, notamment une montée d’hormones de la part du prévenu. C’est ce qui l’aurait induit à commettre cette « maladresse ». « On ne peut pas dire qu’il est le pervers décrit », avait affirmé Maître Straboni.

Conformément à la loi sur l’atteinte à l’intimité et à la vie privée d’autrui, l’acte est punissable d’un an de prison et de quarante-cinq mille euros d’amende. Toutefois, la procureure Lanfranchi a annoncé quatre mois d’emprisonnement avec sursis dans l’immédiat. À son avis, O. avait indéniablement prémédité son acte.

Le jugement de l’ex-directeur sera rendu le 22 septembre de l’année prochaine.

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