L’auteur de Games of Thrones attaque OpenAI en justice pour violation du droit d’auteur !

Les progrès enregistrés ces derniers mois par l’Intelligence artificielle ne plaisent pas forcément à tout le monde. Pendant que certaines entreprises comme OpenAI se frottent les mains et en profitent pour augmenter leurs revenus, d’autres acteurs font clairement grise mine.

OpenAI
Crédit : 123rf

C’est notamment le cas des instituteurs qui refusent catégoriquement que ChatGPT soit intégré au système éducatif. Et ils ne sont pas les seuls à avoir des griefs contre cette Intelligence artificielle. Certains écrivains ont décidé d’attaquer OpenAI en justice. Ils reprochent à la structure de s’être impunément servie de leurs livres pour entraîner son IA générative.

Une action en justice déposée dans l’état de New York

Selon The Verge, plusieurs écrivains ont saisi les autorités judiciaires du district Sud de New York, afin que ces derniers se penchent sur une prétendue violation de droit d’auteur de la part d’OpenAI. Parmi les plaignants, on retrouve plusieurs noms très connus comme Jonathan Franzen, John Grisham, Jodi Picoult ou encore George R.R. Martin.

John Grisham est l’auteur d’œuvres littéraires comme La Firme, L’Affaire Pélican, Le Droit de tuer ou encore Le Maître du jeu qui ont toutes été adaptées au cinéma. De son côté, George R.R. Martin est connu pour la saga romanesque Game of Thrones qui a servi de base au script de la série télévisée du même nom.

Dans leur plainte, les plaignants appuyés par l’Authors Guild ont indiqué qu’OpenAI a copié leurs œuvres les plus importantes sans aucune autorisation ni aucune contrepartie. Ils estiment que l’entreprise s’est servie de documents protégés par le droit d’auteur pour entraîner ses différentes IA génératives. De fait, ces dernières sont capables d’imiter, de résumer ou de paraphraser plus facilement leurs œuvres. Ce qui constitue une sorte de concurrence déloyale le travail des auteurs concernés.

On peut notamment lire ceci, dans le procès :

« Les moyens de subsistance de ces auteurs découlent des œuvres qu’ils créent. Mais les LLM du défendeur mettent en danger la capacité des auteurs de fiction à gagner leur vie dans la mesure où les LLM permettent à n’importe qui de générer — automatiquement et gratuitement (ou à très bas prix) — des textes pour lesquels ils paieraient autrement des écrivains ».

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OpenAI définitivement dans le collimateur des auteurs populaires

Pour les plaignants, OpenAI aurait pu se contenter des œuvres qui sont tombées dans le domaine public. Pourtant, l’entreprise a choisi en son âme et conscience de recourir à des livres protégés par le droit d’auteur, sans disposer des droits de licence nécessaires. Ils espèrent que leur initiative sera considérée comme une action collective. Ce qui donnera plus de poids à la plainte.

Ils sont d’ailleurs loin d’être les seuls à trainer OpenAI devant les tribunaux pour les mêmes faits. Au début du mois, Michael Chabon qui est l’auteur des Aventures extraordinaires de Kavalier et Clay s’était associé à d’autres écrivains pour attaquer en justice, l’utilisation de leurs œuvres pour entraîner ChatGPT. Plus tôt dans l’année, c’étaient des auteurs comme Christopher Golden, Richard Kadrey, Paul Tremblay ou encore Mona Awad qui ont décidé de déposer une plainte contre OpenAI et Meta.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les actions en justice visent également les IA spécialisées dans la génération d’images comme Dall-E. De leur côté, les entreprises spécialisées dans l’IA générative préparent certainement leur contre-attaque. Jusqu’à présent, elles se sont gardé de faire des commentaires à propos de toutes ces actions en justice dont le nombre risque d’augmenter dans les mois à venir.

Source : The Verge

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