Activision/Blizzard : Après la fermeture de son siège français, les employés décident de faire grève

Malgré des chiffres dans le vert et l’absence de conséquences économiques lourdes pour le jeu vidéo, certains grands groupes n’hésitent pas à licencier. C’est le cas pour Activision/Blizzard, géant vidéoludique, qui a décidé de fermer son siège français se trouvant à Versailles. Ce sont plusieurs centaines d’employés qui se retrouvent donc à la porte, tandis que certains pourraient avoir la chance de se voir proposer un transfert. Face à cette situation, alors que les affaires de Activision/Blizzard se portent bien, les employés du bureau versaillais ont décidé de faire grève, annonce le Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo (STJV) sur Twitter.

Le syndicat a publié un communiqué, dénonçant la situation dans laquelle se trouvent les employés.

Crédits Activison / Capture YouTube “Call of Duty®: Warzone – Official Trailer”

Le STJV pointe du doigt la position de Activision/Blizzard, alors que la société n’a pas été impactée par la pandémie.

Les employés versaillais souhaitent se faire entendre

C’est un communiqué lapidaire qu’a publié le STJV, alors que les employés versaillais ont décidé de faire grève. Le syndicat accuse Activision/Blizzard d’un licenciement massif et d’une fermeture de son siège en France “sans aucun motif économique“. Pourtant, le groupe “a enregistré un chiffre d’affaires de 3,6 milliards de dollars sur les six premiers mois de 2020, dont 913 millions en provenance directe des jeux Blizzard“.

Le STJV déplore également une fermeture “alors même qu’Activision/Blizzard avait nié à plusieurs reprises, suite à des licenciements en 2019, vouloir fermer sa branche française“. Le syndicat s’inquiète également du sort de plusieurs centaines d’employés qui risquent “de se retrouver sans emploi dans un contexte économique, social et sanitaire particulièrement précaire” alors qu’ils auront “continué à travailler d’arrache-pied pendant le confinement et par la suite“.

Pour le STJV, Activision/Blizzard se cache derrière des raisons économiques, malgré ses excellents résultats, pour pratiquer une “optimisation fiscale, qui ne tient aucun compte des considérables enjeux humains“.

Le syndicat offre son soutien aux employés en grève, en pleine pandémie de COVID-19. Car comme rappelé de nombreuses fois, l’industrie vidéoludique se porte très bien malgré la crise sanitaire. La situation aura été largement profitable aux acteurs du jeu vidéo pendant le confinement, avec le gaming comme source de divertissement pour énormément de monde.